L’adolescente de 14 ans a pris la parole dans le documentaire Le Temps des femmes, diffusé sur France 2 et produit par sa mère, Mélissa Theuriau.
Lila Debbouze joue déjà dans la cour des grands. À seulement 14 ans, la fille de Mélissa Theuriau et Jamel Debbouze a fait sa toute première apparition télévisuelle, ce mardi 16 décembre, dans le documentaire Le Temps des femmes, diffusé sur France 2. Pensé, réalisé et produit par Mélissa Theuriau, journaliste de formation, avec Karine Dusfour, ce film d’une heure et demie raconte l’évolution du quotidien et de la condition des femmes françaises des années 1960 à nos jours, à travers les témoignages de célébrités et d’anonymes ayant entre 8 et 72 ans.
Lila Debbouze, 12 ans au moment du tournage, prend la parole dès les premières minutes du documentaire, dans une cour de récréation, entourée de deux camarades, Noor et Dune. Sur ces images, Lila, vêtue d’un pull couleur crème, a les cheveux lâchés et porte de jolies créoles dorées à ses oreilles. La forme de son visage, ovale, est similaire à celui de Mélissa Theuriau, tandis que son regard pétillant évoque instantanément celui de Jamel Debbouze, toujours rieur.
Noor (à gauche), Lila Debbouze (au centre) et Dune dans le documentaire Le Temps des femmes.
Capture d’écran Le Temps des femmes
«Dire aux hommes qu’on est fortes»
Face caméra, les trois petites filles révèlent, des étoiles dans les yeux, avoir pour modèles féminins les chanteuses Aya Nakamura et Angèle, deux icônes générationnelles qui ont cassé les codes avec leur musique et leur image. Ensemble, Noor, Dune et Lila entonnent ensuite le tube Balance ton quoi d’Angèle, qui dénonce les violences sexistes et sexuelles. «Ce clip moi je l’aime bien, parce qu’il représente toutes les femmes, souligne Lila Debbouze. C’est pour dire aux hommes qu’on est fortes, on est comme vous. Il n’y a pas à faire des stéréotypes comme quoi les hommes sont plus forts et les femmes sont moins fortes».
«Sors du terrain !»
Face caméra, elle évoque ensuite son expérience en tant que petite fille dans la cour de récréation, en se souvenant que les garçons avaient «tout un terrain pour eux tout seuls» quand elle était à l’école primaire. «Et il y avait quelques filles qui jouaient au football mais, comme je n’aime pas trop le foot, quand j’entrais dans le terrain sans faire exprès, ils me criaient dessus et me disaient “Sors du terrain !”. Du coup, j’étais sur le côté avec mes copines. On jouait à la corde à sauter, mais on n’avait pas beaucoup de place», déplore-t-elle. Aujourd’hui, la petite Lila entend toujours des remarques de ses camarades masculins comme la fameuse phrase «Tu ne peux pas comprendre, t’es une fille !», qui l’agace particulièrement.
«Une lutte pour l’espace»
Sincère et spontané, son témoignage met en lumière les rapports de force qui se mettent en place dans les cours de récréation, où les petites filles se résignent souvent à laisser plus de place aux garçons dont les jeux, comme le foot, sont davantage valorisés. «C’est une lutte pour l’espace. Ce que ça dit, c’est que ça conditionne ensuite les petites filles à rester en marge et à avoir cette attitude (…) de rester un peu discrètes, modestes et de ne pas occuper l’espace», a d’ailleurs analysé sa mère, Mélissa Theuriau, ce lundi 15 décembre lors de son passage sur le plateau de «C à vous» pour assurer la promotion de son documentaire.
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Son travail lui permet d’évoquer ces problématiques sociétales avec ses deux enfants, Lila et Léon. «Ils sont hyper impliqués, a-t-elle confié cette semaine dans les colonnes de Télé-Loisirs . Je suis contente parce que c’est aussi beaucoup de discussions ensemble. Mes enfants m’inspirent aussi beaucoup dans ce qu’ils peuvent dire ou ressentir. Et après, ce sont des débats qui nous animent». Mélissa Theuriau a donc tout naturellement proposé à sa fille de participer à son dernier film, dont le sujet lui tenait particulièrement à cœur.