Le saumon fumé industriel : un incontournable à reconsidérer

Le saumon fumé est devenu un symbole des tables festives, mais tout n’est pas toujours aussi raffiné que l’on croit. Sur les étals, de nombreux produits dits « fumés » sont en réalité le fruit d’un process industriel dans lequel l’esturgeon est souvent élevé en élevage intensif et nourri avec des aliments transformés. Ces pratiques peuvent impliquer l’usage d’antibiotiques et un contrôle qualité très variable selon les marques.

Au‑delà de la question de la provenance, ce type de saumon peut être riche en sel et présenter une qualité nutritionnelle inférieure à celle d’un produit artisanal ou sauvage. De plus, l’impact environnemental des élevages intensifs — densité d’animaux, pollution locale, transports — est loin d’être négligeable, ce qui en fait un candidat sérieux à éviter ou au moins à consommer avec modération lors des repas de fêtes.

Les biscuits et desserts industriels : trop de sucre, trop vite

Les desserts festifs sont souvent l’aboutissement d’un repas traditionnel. Cependant, les biscuits industriels, les cakes aux épices et autres douceurs achetés tout prêts sont fréquemment riches en sucres ajoutés, en graisses transformées et en additifs issus de l’ultratransformation.

Manger plusieurs biscuits ou une grande part de gâteau en fin de repas peut provoquer des pics de glycémie, une sensation de lourdeur digestive et un excès calorique qui pèse sur l’organisme. Certaines études relèvent que la consommation régulière d’aliments ultra‑transformés est associée à un risque accru de maladies cardiovasculaires, de diabète et même d’inflammation chronique lorsqu’ils remplacent trop souvent des aliments frais ou simples.

Pour un moment gourmand sans excès, privilégier des desserts faits maison avec des ingrédients bruts (fruits, farines complètes, moins de sucre) peut être une belle alternative festive.

Les apéritifs salés industriels : l’effet cumulatif du sel et des calories

Sur les tables de fêtes, les biscuits apéritifs, éclats de maïs aromatisés, crackers et autres chips font souvent office de mise en bouche. Leur succès s’explique par leur goût, certes addictif, mais aussi par leur forte teneur en sel, en graisses saturées et parfois en additifs.

Au‑delà de la simple gourmandise, une consommation excessive de sel peut contribuer à une prise d’eau, augmenter la pression artérielle et fatiguer l’organisme au moment où il devrait se détendre et profiter de la saison festive. Les apéritifs très transformés apportent aussi peu de fibres et de micronutriments, ce qui les rend peu rassasiants malgré leur densité calorique.

Opter pour des alternatives plus naturelles comme des légumes croquants, des fruits secs ou des noix légèrement toastées (non salées) permet de conserver le plaisir de l’apéritif sans surcharger inutilement l’organisme.