La Dermatose Nodulaire Contagieuse (DNC) peut-elle arriver en Bretagne ? Si la région est pour le moment épargnée, la situation n’est pas moins stressante pour les éleveurs bretons. C’est pourquoi, la Coordination rurale de Bretagne « appelle à la solidarité et à l’anticipation face à la crise sanitaire », jeudi 18 décembre. Un rassemblement est prévu à 13 h 30 devant la Draaf Bretagne à Rennes.
« Cet événement vise à soutenir les éleveurs du Sud lourdement impactés par les abattages massifs et à exiger des réponses claires pour la Bretagne, afin d’éviter une propagation de la crise dans notre région », souligne le syndicat agricole. Celui-ci veut faire passer des « demandes précises face à l’urgence sanitaire . Le syndicat agricole sera donc reçu par le Directeur de la Draaf, qui préside le Cropsav, Conseil Régional d’Orientation de la Politique Sanitaire Animale et Végétale, et les services vétérinaires à 14 h. L’objectif : anticiper l’arrivée de la dermatose nodulaire et mettre en place des mesures d’anticipation pour protéger les élevages.
« On souhaite une alternative à l’abattage total »
« On a la volonté d’être force de proposition dans la mesure où la Bretagne est une très grosse région d’élevage, précise Joseph Martin, président de la Coordination Rurale Bretagne. Donc on souhaite une alternative à l’abattage total. On a des propositions à faire notamment sur la disponibilité des vaccins, c’est quelque chose qui doit s’anticiper. Se pose également la question de la gestion des mouvements, car les exploitations ne sont pas des structures fermées. Même si nous sommes un peu moins concernés par les exportations de viande et par les introductions d’animaux, cela n’élimine pas pour autant les risques. »
Joseph Martin l’assure, beaucoup de ses collègues « s’inquiètent de voir la maladie arriver dans notre région ». Ces derniers ont encore en tête la fièvre catarrhale ovine (FCO) qui avait touché de nombreux élevages en Bretagne. « On ne peut pas forcément comparer toutes maladies, mais la FCO était dans l’est de la France et elle est arrivée d’un coup dans notre région. On ne peut pas se retrouver dans la même situation. »