Une petite réduction (1 €) pour faire baisser le prix du stationnement dans les parkings de la ville en cas d’achat chez un commerçant : voilà ce que proposent certains commerçants, adhérents de l’association les Vitrines de Nancy et/ou de l’Union des métiers de l’industrie hôtelière (UMIH), depuis une dizaine d’années. Mais ce dispositif dit de « chèques parkings », imaginé pour faciliter le stationnement en ouvrage en ville et favoriser le commerce local, va bientôt prendre fin.

Au 1er janvier prochain en effet, ces coupons de réduction ne seront plus acceptés dans les parkings ayant jusqu’alors pris part à l’aventure. À savoir une douzaine, tous gérés par Indigo ou en régie, de la zone Carnot/Léopold à République en passant par les parkings de la Manufacture, Charles-III ou encore Kennedy et Dom Calmet.

Mieux communiquer

« Il faudrait trouver un système plus simple, plus lisible pour le client, et qui coûte moins cher à la collectivité », résume Sébastien Duchowicz, président des Vitrines de Nancy , en évoquant cette fin toute proche. « On s’est aperçu que les commerçants ne se sont pas suffisamment approprié le dispositif qui, du coup, n’était pas assez utilisé. »

Pourtant, « l’offre de stationnement en ville existe, elle est même conséquente mais il faut mieux la faire connaître », estimait pour sa part cette commerçante de la rue du Pont Mouja, comptant parmi les professionnels nancéiens (une soixantaine environ, gérants de boutique ou de restaurant) qui proposent ces tickets.

C’est aussi sur fond de réorganisation de la gestion des parkings entre la Ville et la Métropole , survenue cette année, que s’arrête ce dispositif qui permettait, au final, d’offrir au client 90 minutes de stationnement, en comptant la première demi-heure systématiquement gratuite dans tous les parkings en ouvrage de la ville.

Quant à un éventuel autre système incitatif, il est urgent d’attendre. Au moins de laisser passer les élections, avant de recommencer à réfléchir à la question entre élus et professionnels du commerce.