Ça démarre par un orage sur une mer d’encre très agitée. Sur les cinq écrans panoramiques de fond de scène, l’effet est saisissant. La première impression qui se dégage c’est que Val Grangent a grimpé une marche supplémentaire, un échelon dans la féerie. Les nouveautés apportées pour cette édition font l’effet d’un pas de géant. La scène est gigantesque (doublée par rapport à 2024). Elle est même légèrement inclinée ce qui est beaucoup plus confortable pour le public.
Un vaste bassin
L’impression se confirme par la suite avec ce vaste bassin devant la scène (75 mètres de long, 4 de large) qui propulse des jets d’eau colorés jusqu’au plafond. Mais elle ne se confirme pas seulement par la technique. Le niveau des chorégraphies a lui aussi gravi une marche. La volonté affichée par les responsables de l’association de « professionnaliser » le spectacle est palpable. De plus, cette année, le spectacle ne sera pas seulement sur l’immense scène. Des groupes de danseurs évoluent directement dans un espace situé devant le bassin, juste devant les premiers rangs.
À l’occasion, jeudi soir, de la traditionnelle ultime répétition, Nicolas Stori, le metteur en scène, a, comme à son habitude, interrompu plusieurs fois le show pour donner ses consignes. Ici un groupe qui entre en retard sur scène, là des figurants qui ne sont pas à leur place.
Ultimes réglages
Le metteur en scène n’hésite pas à faire reprendre un tableau entier.
C’est l’heure des derniers réglages car un peu plus tard (vers 22 heures), c’est la « Générale ». Là, il n’y a plus d’intervention possible. « L’ombre de la corneille » est joué in extenso une dernière fois sans public. À partir de ce vendredi, la foule sera dans les gradins.
Pour ce 24e conte de Noël, l’association Val Grangent a donc opté pour le grand chamboulement au niveau de la scénographie mais aussi au niveau de l’accueil du public. Cette année, la configuration des tribunes a été modifiée. Elles ne sont plus en U mais prennent la forme d’un trapèze qui épouse la forme de la scène et qui permet d’accroître leur capacité de 3 200 personnes à 3 500.