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Quatre ans après l’annulation du plan d’urbanisme et de l’habitat des 37 communes de Toulouse Métropole, les élus ont voté ce jeudi la nouvelle règle patiemment élaborée. Ce nouveau plan, un des premiers en France qui respecte la sobriété foncière, devrait s’appliquer début 2026.

Où construire et dans quelles proportions ? Après le choc causé par l’annulation du Plan local d’urbanisme et de l’habitat par la justice en 2021, Toulouse et les 36 autres communes de la Métropole ont planché pendant quatre ans pour élaborer une nouvelle règle d’urbanisme. Après un travail de fourmi et de concertation mené sous la houlette d’Annette Laigneau, vice-présidente à l’urbanisme, et de Karine Traval-Michelet, vice-présidente à l’habitat, les élus métropolitains ont voté ce jeudi ce plan qui avait été « arrêté » en juin 2024 et qui, depuis, a fait l’objet d’une enquête publique.

Cela signifie que, dès que le préfet aura signé ce document, chaque dépôt de permis de construire dans chacune des 37 communes devra respecter ce nouveau cahier des charges. Ce qui pourrait intervenir début 2026.

Joseph Carles, maire de Blagnac et porte-parole des Indépendants, a rappelé « la nécessité absolue de disposer d’un document d’urbanisme » face à la crise du logement. Les élus étant confrontés à une pénurie de logements, notamment sociaux.

La fin de l’étalement urbain

Ce plan d’urbanisme est le premier, avec Montpellier, à être élaboré dans le cadre de la loi Climat qui prescrit une sobriété dans l’utilisation des terres naturelles, agricoles et forestières. Une règle qui a bouleversé les choses : pour lutter contre l’étalement urbain, il s’agit désormais de construire dans des zones déjà urbanisées, et donc en hauteur.

Le PLUiH a été voté par le groupe de la majorité, des Indépendants et des socialistes (à l’exception des deux élus Toulousains qui se sont abstenus). Les groupes écolo, communiste et Citoyen-Insoumis se sont abstenus.