Le juge géorgien Gocha Lordkipanidze de la Cour pénale internationale prêtant serment au siège de la Cour à La Haye, aux Pays-Bas, en mars 2021. Le juge géorgien Gocha Lordkipanidze de la Cour pénale internationale prêtant serment au siège de la Cour à La Haye, aux Pays-Bas, en mars 2021. CPI

Les représailles auront été directes et rapides. Il n’aura fallu que trois jours à l’administration américaine pour sanctionner deux juges de la Cour pénale internationale (CPI), jeudi 18 décembre. A l’origine de cette décision frappant le Géorgien Gocha Lordkipanidze et le Mongol, Erdenebalsuren Damdin, un arrêt, en appel, déboutant Israël de l’une de ses requêtes contre les mandats d’arrêt visant le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et son ex-ministre de la défense, Yoav Gallant, émis le 21 novembre 2024 pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre à Gaza.

Depuis, Israël multiplie requêtes et pressions sur la Cour pour obtenir leur annulation. Jusqu’ici sans succès. Les Etats-Unis sont donc venus en soutien de leur allié. En annonçant ces nouvelles sanctions, le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, a accusé les deux juges de participer aux poursuites contre MM. Nétanyahou et Gallant « sans le consentement d’Israël » et « en rejetant l’appel d’Israël le 15 décembre ». Alors même que les Etats-Unis ne sont pas membres de la CPI, l’administration Trump semble observer à la loupe les procédures à La Haye.

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