Grenoble – ASNL
Ce samedi à 18 h
Elle devait choisir un match test pour son tout nouveau dispositif, destiné à éradiquer une bonne fois pour toutes les chants homophobes des stades de football. Et la Fédération française a choisi… Grenoble – Nancy ! Les chants des ultras des deux camps seront donc scrutés de – très – près lors de ce 32e de finale de Coupe de France, par trois observateurs placés en tribune : un représentant de la FFF, un délégué et un membre d’association LGBT.
Le choix de l’affiche s’explique, sans doute, par les antécédents du club nancéien en la matière. Pour rappel, le stade Marcel-Picot avait été le théâtre du tout premier match arrêté – en France – par un arbitre pour des chants jugés homophobes , débités à l’encontre du voisin messin en l’occurrence. C’était le 16 août 2019 lors de la réception du Mans.
Avant que le dispositif ne soit déployé plus largement lors des prochains tours de Coupe, et peut-être un jour décliné sur les terrains de Ligue 1 et Ligue 2 (la LFP n’a pour l’heure pas donné son accord), les ultras des deux camps sont prévenus : la rencontre pourra être arrêtée les trois observateurs auront pour mission de consigner tous propos discriminatoires, qui figureront sur la feuille de match en vue de sanctions futures. Après les quatre matchs de huis clos total du début de saison , auquel est venu s’ajouter un huis clos partiel de la tribune Piantoni contre Clermont, Marcel-Picot n’aurait vraiment pas besoin de ça…