Cantonnés au rôle de payeurs avec un plan d’aide de 90 milliards d’euros pour l’Ukraine, les Européens se préparent à la guerre en redoutant qu’une paix soit conclue sur leur dos.
Le spectacle du monde actuel a tout pour réjouir Vladimir Poutine. Certes plus longue et plus coûteuse que prévu, sa guerre en Ukraine avance néanmoins dans le sens de ses intérêts. Il entend toujours obtenir, par voie diplomatique ou militaire, tous les territoires annexés par la Russie en anticipation de leur conquête. Il voit les Européens caler au moment de saisir les avoirs russes gelés, un « braquage » aux « conséquences lourdes », menaçait le maître du Kremlin. Et il a dorénavant à Washington un interlocuteur compréhensif, qui l’a sorti de son isolement, soutient ses exigences envers l’Ukraine et prête son concours à l’affaiblissement des démocraties « décadentes » du camp occidental.
De ce promontoire, le président russe peut se donner le beau rôle. Dans un majestueux exercice annuel de démocratie directe – quoique étroitement contrôlée –, il a posé vendredi des jalons calibrés pour plaire à son interlocuteur américain : tout en s’affranchissant de sa responsabilité…
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