Un homme a été victime de graves brûlures lors du déchargement d’un navire amarré aux abords du site Lat Nitrogen du Grand-Quevilly (Seine-Maritime), ce vendredi 19 décembre 2025, tôt dans la matinée. Il été exposé à de l’ammoniac.

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Les faits se sont produits aux alentours de 6h du matin, ce vendredi, à bord d’un navire étranger en cours de déchargement, à proximité du site Lat Nitrogen du Grand-Quevilly, près de Rouen. Alors qu’il décharge de l’ammoniac, un marin est exposé à ce produit chimique et gravement brûlé.

Gérald Le Corre, représentant de la CGT en Seine-Maritime, explique que le marin a été pris en charge en urgence et transporté au CHU, « où il a été intubé et placé sous coma artificiel ». Il a ensuite été héliporté vers un centre pour grands brûlés à Paris en raison de son état, jugé particulièrement grave. « Son pronostic vital est malheureusement engagé », déplore-t-il.

Dans un communiqué publié en début d’après-midi, la société Lat Nitrogen a précisé que l’événement était « extérieur (aux) installations » du site industriel. « Nos pompiers internes ont été immédiatement alertés et sont intervenus sans délai. L’intervention a ensuite été renforcée par les sapeurs-pompiers du SDIS 76 et le SMUR ».

De nouvelles informations seront communiquées dès que possible, dans un souci de transparence et de rigueur. Nous rappelons l’importance du strict respect des consignes de sécurité et remercions l’ensemble des équipes mobilisées pour leur professionnalisme et leur réactivité.

Lat Nitrogen

dans un communiqué

La direction a également dit apporter sa « pleine coopération aux autorités compétentes et aux parties concernées dans l’analyse approfondie des circonstances de l’accident » et penser « en priorité au marin, à sa famille et à ses proches ».

À l’heure où nous écrivons ces lignes, les circonstances précises de l’accident sont inconnues. La préfecture de Seine-Maritime précise néanmoins qu’il s’agissait d’une fuite d’ammoniac et que cette dernière a uniquement touché le navire à bord duquel se trouvait la victime.

Ainsi, « il n’y a pas de risque environnemental ou humain, à l’exception de la victime, à proximité directe » de ce produit chimique très corrosif.

Avec Léa Sombret.