DÉCRYPTAGE – Pour échafauder les hypothèses d’une confrontation « dans trois ou quatre ans », les états-majors s’appuient sur des cellules de planification et d’anticipation.
Avertir ne suffit plus. Il faut se préparer. Tout en espérant encore pouvoir dissuader Vladimir Poutine, les Européens ont pris acte de la menace que représente la Russie à court terme pour la sécurité du continent. « Nous devons nous préparer à une guerre d’une ampleur comparable à celle qu’ont connue nos grands-parents ou nos arrière-grands-parents », a mis en garde le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, mi-décembre. Près de quatre ans après l’invasion de l’Ukraine, Moscou poursuit une stratégie toujours plus agressive. « Imaginez un conflit touchant chaque foyer, chaque lieu de travail, entraînant destruction, mobilisation massive, des millions de personnes déplacées, des souffrances partout et des pertes extrêmes », a ajouté Rutte. Il faut frapper les esprits.
La réflexion a gagné tous les cercles de pouvoir – chercheurs dans les think-tanks, planificateurs militaires, services de renseignements, responsables politiques… L’anticipation stratégique a repris des lettres…
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