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Publié le 19/12/2025 23:33
Temps de lecture : 3min – vidéo : 3min

3min
Vladimir Poutine s’est lancé dans un marathon télévisuel, vendredi 19 décembre : 4h30 d’antenne, durant lesquels le président russe s’est félicité des nouvelles conquêtes territoriales de son armée en Ukraine. Un rendez-vous devenu traditionnel, destiné à affirmer son message nationaliste, patriotique, relayé par une partie de la jeunesse russe.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Dans le public de la grande conférence de presse du président russe : des jeunes. Cela fait partie de la mise en scène de l’émission. Vladimir Poutine soigne ses relations avec eux. « Comment vous vous informez pour savoir ce dont les gens ont vraiment besoin ? », l’interroge un jeune garçon. « Tu te rends compte, Maxim, la meilleure source d’information sur ce que veut le peuple, ce sont des réunions comme celle-ci. 2,5 millions de questions ont été envoyées pour cette émission », lui répond le chef du Kremlin.
Aujourd’hui, beaucoup de jeunes Russes n’ont connu que lui comme président et beaucoup sont de fervents supporters. Cette popularité ne doit rien au hasard. Nous sommes allés à la rencontre de cette jeunesse pro-Poutine.
Direction la Sibérie, pour rencontrer Yegor, 15 ans. Il porte un t-shirt « Équipe de Poutine » et dans son armoire, les uniformes de toutes les organisations créées par le président. « C’est le t-shirt de Iounarmia. Et ça, c’est celui du mouvement des Premiers. J’ai aussi une carte de membre de Iounarmia », nous montre l’adolescent, qui sort sa collection. »‘L’équipe de Poutine’, ça veut dire que nous sommes une équipe. Parce que ce n’est pas possible de tout faire seul, même quand tu es président, même s’il était comme un dieu grec », souligne-t-il.
Le mouvement des Premiers, organisation parascolaire, Iounarmia, association militaro-patriotique, ces mouvements ont renforcé le sentiment de fierté qu’éprouve Yegor pour son pays : »Je vois que plein de choses se font dans mon pays. Nous, les Russes, on a vraiment beaucoup de succès partout. Il y a des inaugurations de plein de choses, on invente des choses, on les améliore. »
Retour à Moscou pour rencontrer Yulia, 23 ans. Elle vient de Carélie, dans le nord de la Russie. Toute la semaine, elle a participé à la préparation de la grande conférence de presse d’aujourd’hui, le recueil des questions des citoyens. Elle aussi s’est d’abord engagée comme bénévole dans un mouvement de jeunesse. Pour elle, la loyauté au président est une évidence. « Il me semble que si tu veux lier ton avenir avec ce pays, de fait, tu soutiens les décisions de la personne qui le dirige », estime-t-elle.
Une figure presque vénérée. Conformément au discours officiel, Yulia affirme que Vladimir Poutine n’est pas responsable de la guerre en Ukraine. Selon elle, il n’avait pas d’autre choix. « Pour moi, Vladimir Vladimirovitch, c’est un homme qui a pris une décision pas simple, mais importante et nécessaire », nous répond-elle.
Vladimir Poutine n’a pas convaincu tous les jeunes. Mais si l’on en croit un sondage indépendant, les réfractaires sont rares. Moins d’un jeune sur dix désapprouve l’action du président russe.