Entre la gare du Nord et de l’Est, ils ont mené une opération policière « d’ampleur ». C’était ce jeudi, dans un endroit où « ça peut dégénérer à tout moment », comme nous l’avions raconté : la rue Marx-Dormoy, dans le XVIIIe arrondissement de Paris. Le but était de lutter contre les fraudes sociales et fiscales, le travail dissimulé ou encore les contrefaçons.

Résultat ? Les autorités ont saisi 76 paquets de tabac à chiquer et 28 paquets de cigarette, d’après le parquet de Paris et la préfecture de police ce vendredi. Ils ont également interpellé une personne pour port d’arme et blanchiment d’argent, 13 autres pour situation administrative irrégulière et deux dernières pour usages de stupéfiants.

Surtout, trois commerces contrôlés rue Marx-Dormoy ont fait l’objet d’une fermeture pour raisons d’hygiène suite à l’opération de ce jeudi, en l’espèce avec des défauts de « sécurité incendie » et de « déclaration de systèmes de vidéosurveillance », selon le communiqué. Ces commerces étaient d’ailleurs l’objectif de l’opération, menée par 150 agents.

« Place nette »

Dans cette rue du nord de la capitale, depuis plusieurs années, les ventes à la sauvette de cigarettes de contrebande, de drogue mais aussi de smartphones, casques audios ou chaussettes persistent. Les autorités avaient pourtant promis de faire « place nette » avant le début des Jeux olympiques de Paris en 2024, c’est-à-dire il y a un an et demi.

Selon nos informations déjà publiées, chaque mois, 3 000 paquets de cigarettes sont saisis, et chaque jour, 10 kg de « chemma », le tabac à mâcher. Par ailleurs, la préfecture de police de Paris affirme avoir détruit 5,6 tonnes de marchandises frauduleuses entre le 1er janvier et le 30 novembre de cette année.

Mais, comme nous le racontions, en fin d’après-midi ce jeudi, une fois que l’opération policière a été terminée, les vendeurs à la sauvette étaient déjà de retour. Reste à savoir si « l’augmentation continue de l’activité de police », selon la préfecture de police de Paris, va permettre de contrecarrer le trafic et l’insécurité du quartier. En tout cas, elle se « poursuit ».