« On ne demande plus si » l’accord sera signé mais quand « il le sera », s’est félicité le gouvernement allemand.

Friedrich Merz à Bruxelles, en Belgique, le 19 décembre 2025. ( AFP / JOHN THYS )

Friedrich Merz à Bruxelles, en Belgique, le 19 décembre 2025. ( AFP / JOHN THYS )

Après le report au mois de janvier de la signature de l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur -notamment du fait de l’opposition française-, le gouvernement allemand a estimé que cette signature était désormais acquise à la nouvelle date prévue.

« Le chancelier (Friedrich Merz) est très satisfait, car , a déclaré le porte-parole adjoint du gouvernement, Sebastian Hille, lors d’un point presse régulier.


« Cela devrait se faire dans deux ou trois semaines

, lorsque l’UE pourra signer cet accord avec les États membres concernés », a-t-il ajouté.

La ministre française de l’Agriculture Annie Genevard a salué vendredi ce report, qui représente « une avancée mais pas une victoire », estimant que c’était « la seule décision raisonnable ».


« C’était la seule décision raisonnable, car il est en l’état inacceptable »

, a estimé sur X la ministre, qui a régulièrement affiché son hostilité à l’accord, en raison des craintes de répercussions négatives pour l’agriculture française.

La France reste prudente

Négocié depuis plus de 25 ans, ce traité de libre-échange devait être paraphé samedi, mais l’échéance a été repoussée à l’issue d’un sommet européen jeudi, la Commission européenne n’ayant pas eu l’aval de plusieurs pays, dont la France et l’Italie.

À l’issue du sommet, Emmanuel Macron a demandé que le texte « change de nature », avec davantage de garanties pour les agriculteurs. Il a réclamé en parallèle

« le maintien des revenus de nos agriculteurs dans la future »

politique agricole commune (PAC). Le président français n’exclut pas d’accepter l’accord en janvier, mais il est « trop tôt pour le dire ».


« C’est une avancée mais pas une victoire

: la France restera pleinement mobilisée pour défendre ses agriculteurs et ses filières. Notamment, nous travaillons sur des mesures concrètes: la clause de sauvegarde, les mesures miroirs et le renforcement des contrôles. Je le répète: ces mesures sont indispensables et ce travail doit être finalisé », a ajouté pour sa part Annie Genevard sur X.