DÉCRYPTAGE – En discussion depuis un quart de siècle, le projet de traité ouvre la perspective d’un puissant relais de croissance pour l’Europe, mais bute sur la menace qu’il fait peser sur son agriculture. Ce que dit le texte, point par point.

D’un côté de l’Atlantique, le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et le Paraguay, 300 millions d’hectares de terres agricoles, le premier exportateur mondial de bœuf, de volailles, de soja et de sucre, mais aussi une industrie émergente et 270 millions de consommateurs au pouvoir d’achat grandissant. De l’autre, l’Union européenne, premier exportateur mondial de biens agricoles, forte de 450 millions de consommateurs, dont l’industrie, développée et diversifiée, est aujourd’hui en quête de relais de croissance. L’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur est l’un des traités les plus ambitieux jamais négociés.

Initié en 1999, au point mort depuis la signature d’un premier accord en 2019, relancé en décembre 2024 puis validé par la Commission européenne en septembre 2025, ce nouveau traité transatlantique est à nouveau en suspens, depuis que son éventuelle ratification par les Vingt-Sept a été reportée, ce jeudi 18 décembre, au mois de janvier 2026. Rarement un dossier aura opposé aussi frontalement les pays du Vieux Continent : d’un côté, un camp mené par la France et l’Italie, exigeant davantage de garanties pour les agriculteurs ; de l’autre, les partisans d’une ratification immédiate, Allemagne et Espagne en tête. Mais que contient concrètement cet accord ? Quels sont, filière par filière, les volets majeurs de ce texte et les sujets qui fâchent ? Le Figaro fait le point.

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