Les premières fois où je suis venu en France, j’étais pris en stop par des camionnettes en tôle ondulée, je vivais sur un petit nuage entretenu à la piquette, aux amitiés faciles et aux assiettes fumantes, et je sous-estimais bien trop la puissance du pastis et la saleté des toilettes publiques. Le peuple français ne maîtrisait pas encore, même de loin, l’usage du water-closet.

Mais ça, c’était avant. Les choses ont changé. Voilà des années que je n’ai vu de toilettes à la turque. Et ce n’est pas tout !

Effluves

Il y a eu du progrès, et pas seulement côté toilettes au pluriel. La France a aussi fait sa toilette. Les rues, même lorsqu’elles sont petites et anciennes, sont désormais rarement des bauges puantes – sauf si les éboueurs sont en grève, ce qui n’est jamais à exclure. Les chiens, ou plutôt leurs maîtres, ont appris la propreté. Pas tous à 100 %, certes, mais beaucoup plus que jadis. Il en coûte aujourd’hui 1 euro pour accéder aux toilettes publiques dans les gares et ailleurs, mais quand on a connu les lieux d’aisances de la France d’autrefois, c’est 1 euro que l’on est heureux de lâcher.

Les dépôts sauvages d’ordures dans des paysages de toute beauté, jadis un loisir prisé du plus grand nombre, se sont faits plus rares. Et il faut trente minutes à un adulte en bonne san

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The Daily Telegraph (Londres)

Atlantiste et eurosceptique sur le fond, pugnace et engagé sur la forme, c’est le journal conservateur de référence. Fondé en 1855, comme le rappelle son titre en hommage à une technologie de communication alors révolutionnaire, il est le dernier des quotidiens nationaux d’envergure à ne pas avoir abandonné le grand format.

Détenu jusqu’au début de 2004 par le magnat de la presse Conrad Black, le titre a ensuite été la propriété des frères milliardaires David et Frederick Barclay. En 2023, sur fond de bras de fer financier, le journal a été saisi par les créanciers de la famille Barclay, qui lui cherchent désormais un nouveau propriétaire, ainsi qu’à The Sunday Telegraph, regroupés au sein du Telegraph Media Group Holdings Ltd.

Son agenda est très prisé, en raison notamment du Court Circular, qui présente tous les jours les activités de la famille royale. Un autre rendez-vous très attendu est le petit dessin de Matt, toujours élégant et drôle, publié en première page.

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