PORTRAITS – Les deux Européens, influents sur les réseaux sociaux, font partie des douze «agents de déstabilisation russe en Europe» placés sur liste noire par le Conseil de l’Union européenne, lundi 15 décembre.

La seule fois que Nicolas Hénin, journaliste spécialiste des réseaux d’influence russes, a rencontré Xavier Moreau, c’était en 2015. Quelques mois après que Vladimir Poutine a annexé la Crimée, l’ancien militaire français participe à l’inauguration du Cercle Pouchkine, qui œuvre pour «le rapprochement culturel, économique et politique entre la France et la Russie». Ce jour-là, aux côtés de figures russophiles comme le député Thierry Mariani et l’avocat Pierre Gentillet, aujourd’hui tous deux au Rassemblement national, «il explique combien les sanctions contre la Russie, décidées courant 2014, sont inefficaces. Il affirme qu’elles vont se retourner contre le pays qui les a émises, alors que celui ciblé va se renforcer et développer ses ressources», se souvient l’auteur de La France russe, enquête sur les réseaux de Poutine (Éditions Fayard, 2016).

Dix ans plus tard, ce sont des sanctions qui le visent personnellement que Xavier Moreau fustige sur son compte Twitter «Stratpol», où il diffuse…

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Le Figaro

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