Le 22 novembre, un incident s’est produit sur l’usine de Valorisation Energétique du Smédar, près de Rouen, endommageant un transformateur. La direction annonce que le site continue de fonctionner, et, qu’un retour à la normale est prévu à la fin du premier trimestre. La perte financière s’élève à plusieurs millions d’euros.

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« C’est parce que la sécurité a fonctionné qu’il n’y a pas eu d’explosion » explique Christophe Lannier, le Directeur général du Smédar. Depuis presque un mois, le problème demeure : le site qui est en charge de valoriser les déchets de plus de 600 000 habitants n’est plus indépendant énergétiquement.

À l’heure actuelle, l’Usine de Valorisation Energétique du Smédar permet de produire 180 GWh d’électricité par an, soit l’équivalent de la consommation électrique de la ville de Rouen.

Il n’y a eu aucun blessé à lors de ce court-circuit. 

Christophe Lannier, le Directeur général du SMEDAR

Pour rappel, l’Écopôle Vesta du Smédar est un site Seveso seuil bas installé sur la commune de Grand-Quevilly. L’Usine de Valorisation Energétique traite et valorise chaque année près de 325 000 tonnes de déchets ménagers en provenance de 160 communes de la Seine-Maritime.

Que s’est-il passé ? Selon la direction contactée ce vendredi 19 décembre, des travaux complémentaires ont été entrepris sur l’interconnexion électrique entre le centre de tri, et, l’unité de valorisation énergétique.

Lors de ces ajustements, un court-circuit « d’une très grande ampleur et d’une rapidité extrême » est survenu. Cette situation a eu pour conséquence un arrêt pur et simple de la production d’électricité, qui est normalement utilisé dans le cadre du tri des déchets sur le territoire.

Oui, il y a urgence, mais on veut faire les choses correctement. On parle de millième de seconde.

Christophe Lannier, le Directeur général du Smédar

L’activité électrique est donc à l’arrêt, mais le traitement des déchets et la production de chaleur sont maintenus, à la seule différence qu’au lieu d’être autoproduite, l’électricité est achetée, « il n’y a aucune conséquence sur les usagers » rajoute le directeur général. « Les conséquences sont uniquement techniques et financières » conclut-il.

Le Smédar rappelle qu’en tant que site industriel, ses installations peuvent, comme toute infrastructure de cette nature, être confrontées à des aléas techniques. Les salariés de la société SNVE, ainsi que les agents et élus du Smédar mettent tout en œuvre pour rétablir la situation dans les meilleurs délais, en garantissant la sécurité des installations et la continuité du service public.

Extrait du communiqué de presse, diffusé ce vendredi 19 décembre

Depuis la mise en route de ce site, c’est la première fois que le SMÉDAR fait face à ce problème de si grande ampleur.

La direction l’assure « toutes les équipes sont mobilisées pour résoudre cette situation ». L’expertise est toujours en cours et ils recherchent un transformateur à louer qui pourrait être en adéquation avec le système en place.

La remise en route est estimée aux alentours de la fin du premier trimestre 2026, soit fin mars.