Côté ciné : Gremlins, parce que Noël approche !

Trois règles à respecter absolument  : ne pas les mouiller, ne pas les exposer à la lumière et, surtout, ne jamais leur donner à manger après minuit. Lorsque Randall Peltzer, inventeur et commercial de son état, pénètre dans l’échoppe de M. Wing, à Chinatown, il trouve le cadeau idéal pour son fils Billy (Zach Galligan)  : un mogwai. Le petit animal, adorable, n’est hélas pas à vendre, alors Peltzer décide de le voler. Sans se douter que cet acte va avoir de lourdes conséquences pour la petite ville de Kingston Falls, où il est domicilié. Bien moins choux, nettement plus destructeurs que la créature qui leur donne naissance suite à un fâcheux concours de circonstances, d’authentiques Gremlins ne vont plus tarder à y pointer le bout de leur nez…

Dans la catégorie des films de Noël un rien déjantés, il y a le monumental Die Hard (Piège de Cristal) de John McTiernan, l’hilarant Maman j’ai raté l’avion de Chris Colombus, et il y a la cataclysmique comédie horrifique Gremlins. Opportunément sorti sur les écrans français en décembre 1984, ce classique du cinéma familial met aux prises une petite communauté américaine traditionnelle avec des créatures aussi hideuses que drôles… et dangereuses. Car les Gremlins, mutations atroces des gentils mogwais, sont nés pour jouer des tours pendables à l’humanité.

Réalisé par Joe Dante, alors auréolé des succès des pellicules horrifiques Piranhas et Hurlements, Gremlins est de ces longs-métrages nés sous une bonne étoile à Hollywood. Chris Colombus est au scénario, Steven Spielberg à la production. Le trio parvient à défendre une vraie liberté de ton et une noirceur assumée face aux financeurs, ce qui aboutit à l’époque à la sortie d’un petit ovni filmique devenu culte, farce cruelle et politique doublée d’un authentique film de genre, parfaitement assumé dans ses excès. Un immense succès commercial à la clé.

A qui parle Gremlins  ? Aussi bien aux adultes, qui savoureront son délicieux second degré, qu’aux plus jeunes qui y découvriront combien le cinéma des années 1980 savait être débridé. 41 ans après, Gremlins et sa suite (autre classique, plus politiquement incorrect que jamais) sont d’ailleurs sous les feux de l’actualité  : un troisième opus a été annoncé…

Le bonus  : Gremlins a donné au regretté Dick Miller, habitué des productions de Roger Corman, l’un de ses rôles les plus emblématiques  : le vétéran Murray Futterman, qui paiera cher sa rencontre avec les créatures. L’occasion de revoir l’acteur, aux traits emblématiques, hélas disparu en 2019.

Gremlins, au cinéma Cosmos, samedi 20 décembre à 21h50 en VO

N.B.