En accueillant Toulouse, dans son antre de Palestra, ce soir (19 h), le Chaumont VB 52 Haute-Marne n’a pas vraiment le droit à l’erreur s’il veut entamer une remontée au classement. L’opportunité est belle pour les Cévébistes de se donner de l’air avant les fêtes de Noël.

Pour la plupart des équipes de Marmara Spikeligue, cette douzième journée de championnat met symboliquement un terme à la première partie de saison, juste avant la courte pause hivernale des fêtes de Noël. Mais du côté du Chaumont VB 52 Haute-Marne, on y voit plutôt le début d’une nouvelle série de matches où le gâchis sera interdit.

En recevant Toulouse, ce soir (19 h), à Palestra, les Cévébistes sont de nouveau au pied du mur, sommés par leurs dirigeants de prendre pleinement leurs responsabilités afin de redresser le bilan sportif médiocre de ce début de saison. « Nous allons entamer un enchaînement de matches qui doit nous permettre de nous replacer dans la course aux “play-off” au classement », indique ainsi Jiri Cerha, le manager général chaumontais. « Avec Toulouse (ce soir), Narbonne (le 30 décembre), Saint-Nazaire (le 3 janvier) et Sète (le 10 janvier), nous allons affronter des adversaires qui sont plus ou moins dans la même situation que nous. Si nous voulons encore jouer un rôle dans ce championnat cette saison, nous devons prendre un maximum de points lors de ces rendez-vous. »

En effet, après une entame d’exercice ratée face au Plessis-Robinson, Ajaccio, Sète, Cannes et Saint-Nazaire, le CVB 52 a bien relevé la tête, lors de matches plus aboutis. Mais face aux “grosses cylindrées” que sont Tours, Tourcoing, Montpellier voire Poitiers, les défaites ont continué de s’enchaîner, à peine atténuées par les succès sur Paris et Nice.

Avec la venue de Toulouse ce soir, les Cévébistes espèrent donc un déclic pour enclencher une nouvelle dynamique plus prolifique.

« Tout donner »

Mais les dernières prestations en date du CVB 52 n’offrent cependant pas toutes les garanties pour démarrer un cycle victorieux. Les échecs à Syros (3-2), en coupe d’Europe, et à Montpellier (3-1), suivis de la qualification plus que laborieuse en demi-finale de coupe de France, face aux pensionnaires de Ligue B de Saint-Quentin (2-3) sont loin de rassurer.

Et si quelques joueurs ont évoqué la fatigue et l’usure liées aux quatre déplacements consécutifs effectués en onze jours, Jiri Cerha, lui, se veut plus sceptique. « Je suis d’accord pour dire que ces voyages à répétition peuvent laisser des traces dans les organismes. Mais si la fatigue était véritablement la cause de notre piètre prestation de Saint-Quentin, je pense que le scénario aurait été différent. L’équipe se serait épuisée au fil des sets et non l’inverse, car dans l’Aisne, le groupe s’est d’abord montré très médiocre, avant de se reprendre dans les trois dernières manches. »

De toute façon, les joueurs l’ont unanimement promis après le match de coupe de France mardi dernier : « On va tout donner face à Toulouse pour s’offrir une petite pause de Noël régénératrice, et repartir de plus belle dans la foulée. »

Pas sûr que les Toulousains l’entendent de la même oreille. « C’est une équipe jeune, enthousiaste, sur une bonne dynamique malgré leur dernière défaite à Tours, qui reste sur trois victoires sur leurs quatre derniers matches », rappelle le manager général chaumontais. Autant dire que les Haut-Garonnais se verraient bien creuser un peu plus encore le fossé qui les sépare du CVB 52 au classement. « A nous de les en empêcher. Nous en sommes capables », assure Jiri Cerha.

Laurent Génin

l.genin@jhm.fr

L’adversaireUne malédiction qui dure depuis dix ans

Des parcours similaires
Dans une deuxième partie de classement ultra serrée, la moindre victoire peut offrir à son auteur un bond conséquent dans la hiérarchie. C’est ce qui motivera Chaumontais et Toulousains, ce soir (19 h), à Palestra, dans un affrontement important pour les deux formations. Mais pour cela, les Toulousains devront faire tomber une malédiction qui dure depuis dix ans maintenant en terre haut-marnaise.
Comme le Chaumont VB 52 Haute-Marne, Toulouse a connu un début de saison poussif. Avec trois défaites lors des trois premières journées, ils sont restés assez longtemps en queue de peloton, avant de réagir un peu plus rapidement que leurs homologues haut-marnais. Avec quatre victoires avant cette douzième journée de championnat, les Haut-Garonnais pointent avec trois longueurs d’avance sur leurs adversaires du soir. Ils restent même sur une bonne dynamique de trois succès sur les quatre derniers rendez-vous, même si, comme Chaumont, il leur manque encore une vraie victoire-référence face aux “grosses cylindrées” de l’exercice en cours notamment.
Un recrutement judicieux
Pillés à l’intersaison de ses meilleurs éléments, les Toulousains ont dû repartir cette saison sans leurs deux jeunes “prodiges” Nathan Feral et Noa Duflos-Rossi, partis déjà vers d’autres horizons. Les départs de Iliya Petkov, Tom Picard, Maxime Hervoir ou Lohan Nack-Minyem cet été n’ont pas été anodins non plus, privant l’équipe haut-garonnaise de six joueurs majeurs. Mais Toulouse a des ressources, avec son centre de formation dont la réputation n’est plus à faire, et un recrutement malin. Patrick Duflos a ainsi attiré Timo Bériot, remarqué à la pointe de l’attaque cannoise l’an dernier, et Tibo Rippert, talentueux réceptionneur/attaquant de Sète. En y ajoutant les arrivées du Brésilien Wilson Silva ou du Mexicain Axel Talles Rodriguez, jusqu’alors inconnus en France, Patrick Duflos s’est constitué un “sept” de base solide, où les rescapés de l’an passé, Simon Gill et l’éternel Facundo Santucci
(38 ans), complètent l’équipe.
Déjà dix ans !
Voilà quasiment dix ans, jour pour jour, que Toulouse n’a plus remporté la moindre victoire en terre chaumontaise. Le dernier succès des Spacer’s remonte au 19 décembre 2015 (1-3) dans le “chaudron” de Jean-Masson, lors de la première saison de Silvano Prandi sur le banc haut-marnais. Depuis, les Toulousains sont venus à onze reprises affronter le CVB 52, en saison régulière comme en “play-off”, en vain… Des Chaumontais donc invaincus à Palestra face à cet adversaire, et qui l’affronte pour la troisième année consécutive dans sa salle, lors de ces matches de fin d’année civile.
L. G.

Spacer’s Toulouse volley-ball

Présidents : Didier Conjaud et Eric Maugard.
Entraîneur : Patrick Duflos
L’effectif
1. Nahel Bendahmane (20 ans, 2 m) récep./attaq.
2. Théo Martzluff (18 ans, 2,03 m) passeur
3. Rafael Corduan (20 ans, 1,87 m) central
5. Timo Bériot (25 ans, 2,04 m) pointu
6. Nathan Bonnard (20 ans, 1,91 m) récep./attaq.
7. Wilson Silva (26 ans, 1,95 m) récep./attaq. (Brésilien)
8. Pierre Derouillon (26 ans, 1,94 m) récep./attaq.
9. Tibo Rippert (24 ans, 1,93 m) récep./attaq.
10. Axel Tellez Rodriguez (26 ans, 2,05 m) central (Mexicain)
11. Marcelo Jose Da Silva junior (24 ans, 2 m) pointu (Brésilien)
12. Jules Duthoit (20 ans, 2,04 m) central
13. Thomas Gill (25 ans, 1,99 m) passeur
17. Nils Berfjaud (20 ans, 1,97 m) passeur
18. Facundo Santucci (38 ans, 1,85 m) libéro (Argentin)
19. Alexandre Bouchez (22 ans, 1,96 m) récep./attaq.
25. Florian Monari (19 ans, 1,85 m) libéro
77. Augustin Guérin (25 ans, 1,95 m) central
Les départs
Arthur Piazzeta (Montpellier, MSL)
Nathan Ferral (Cuneo, ITA)
Jules Pagerie (éq. rés.)
Tom Picard (Poitiers, MSL)
Maxime Hervoir (Montpellier, MSL)
Thibault Braunsteffer (Rennes, LB)
Noa Duflos-Rossi (Civitanova, ITA)
Iliya Petkov (Grottazzolina, ITA)
Axel Michel (Narbonne, MSL)
Lohan Nack-Minyem (Nice, MSL)
Les arrivées
Théo Martzluff (France Avenir, LB)
Timo Bériot (Cannes, MSL)
Marcelo Jose Da Silva junior (Montes Claros, BRE)
Nathan Bonnard (Lyon, Elite)
Wilson Silva (Sao Jose, BRE)
Pierre Derouillon (Odolena Voda, TCH)
Tibo Rippert (Sète, MSL)
Rafael Corduan (Bellaing, Elite)
Axel Tellez Rodriguez (Pribram, TCH)
Augustin Guérin (Illac, LB)
Florian Monari (éq. rés.)

Chaumont VB 52 Haute-Marne

1. Serafin, 2. Durand (lib.), 4. Le Meur (lib.), 7. Wiltenburg, 8. Walsh (cap.), 9. Toledo, 10. Poda, 15. Raptis, 17. Pasteur, 18. Saaremaa, 20. Henry, 22. Marty, 88. Bracko.
Entraîneur : Silvano Prandi.

Le buzz de la semaine

Encore et toujours à l’extérieur

C’est devenu une habitude pour le Chaumont VB 52 Haute-Marne depuis le 31 janvier 2023 et la réception de Saint-Nazaire en huitième de finale : l’équipe cévébiste n’a plus disputé le moindre match de coupe de France à domicile depuis près de trois ans. Mercredi soir, le tirage au sort des demi-finales de la compétition lui a offert le Paris volley comme adversaire, le 24 février, mais dans sa salle Charpy. Une situation prise désormais avec philosophie par le manager général du club, Jiri Cerha. « Une fois de plus, nous effectuerons un déplacement. Au moins celui-ci sera assez court, c’est un moindre mal. Paris est un adversaire abordable pour nous, que nous avons déjà battu à domicile en championnat (3-0 le 2 décembre). Même si chez elle, la formation francilienne peut se montrer redoutable. Je suis surtout déçu pour nos supporters. »
Des spectateurs chaumontais qui devront donc patienter encore jusqu’à la saison prochaine pour espérer revoir un match de coupe de France à Palestra. En attendant, en cas de qualification, le CVB 52, lui, jouera deux fois de suite dans la Capitale, puisque la finale est prévue le 28 mars à l’Adidas Arena.

Ajaccio pénalisé

Si les instances nationales ne l’ont pas encore confirmé par une modification du classement, la DNACG (Direction nationale d’aide et de contrôle de gestion) a cependant infligé une pénalité de trois points et une amende de 9 000 euros au club d’Ajaccio pour avoir puisé abusivement dans les fonds propres du club, réduisant ainsi son fonds de réserve qui garantit sa solidité
financière.