Concevoir une ville, un diorama ou un univers cohérent mobilise des compétences bien réelles : organisation, anticipation, narration, sens des volumes. Thomas y voit une continuité évidente avec son parcours professionnel : “Quand on construit ensemble, on pense aux circulations, aux équilibres, aux usages. On fait de l’architecture sans le dire.” Le cadre est ludique, mais l’exigence intellectuelle est bien là, débarrassée de la pression du résultat. Cette approche se nourrit d’un choix fort : le mélange des âges. À la Maison Brique, enfants, adolescents et adultes partagent les mêmes tables. Les rôles ne sont jamais figés. “Un enfant peut avoir une idée plus juste qu’un adulte, un ado peut prendre naturellement la tête d’un projet collectif”, observe Thomas. Cette horizontalité crée, d’après le couple, une dynamique rare, où l’autorité ne vient ni de l’âge ni du statut, mais “de la pertinence des propositions”.