Après David Hockney, changement radical de registre à la Fondation Louis-Vuittonavec cette rétrospective consacrée à une autre figure majeure de la peinture contemporaine, mais dont la sensibilité est bien plus sombre, l’Allemand Gerhard Richter, 93 ans. Une œuvre marquée par le traumatisme de la Seconde Guerre mondiale, et, comme ses pairs Anselm Kiefer…

Après David Hockney, changement radical de registre à la Fondation Louis-Vuitton avec cette rétrospective consacrée à une autre figure majeure de la peinture contemporaine, mais dont la sensibilité est bien plus sombre, l’Allemand Gerhard Richter, 93 ans. Une œuvre marquée par le traumatisme de la Seconde Guerre mondiale, et, comme ses pairs Anselm Kiefer ou Georg Baselitz, par l’horreur du nazisme.

Jamais une exposition si complète n’avait été dédiée à Richter. Elle réunit 275 peintures, dessins, photographies, couvre soixante ans de carrière. On découvre une extrême variété dans ses travaux, mais ce sont surtout ses photographies peintes, produites dans les années 1960-1970, qui marquent l’esprit et le regard. Des photos piochées dans la presse ou dans ses albums de famille, reproduites dans de grands tableaux et dont les contours sont estompés, au moyen d’une brosse. La précision de son travail sur le flou est fascinante. Richter introduit une distance, un mystère, questionne la possibilité même de représenter le réel. Ses tableaux sont émouvants, souvent âpres. Jusqu’au 2 mars 2026. Tous les jours sauf le mardi, 5 à 32 €.

John Singer Sargent au musée d’Orsay

Il est très connu des amateurs d’art aux États-Unis, mais peu en France, où c’est d’ailleurs la première fois qu’une grande rétrospective lui est consacrée. Le musée d’Orsay invite à découvrir jusqu’à mi-janvier le peintre John Singer Sargent (1856 – 1925). L’exposition est centrée sur ses années parisiennes, dans les décennies 1870-1880.

Une galerie de portraits éblouissants des élites de l’époque. Des tableaux à la fois sensuels, réalistes, souvent monumentaux. Sargent peint des enfants étranges, opaques, un grand médecin et grand séducteur, le docteur Pozzi, saisi dans son intimité, dans une longue robe de chambre rouge, mi-diva mi-cardinal, ou Madame X, en robe de satin noir. Œuvre dont une première version, jugée indécente, avait fait scandale. Elle est ici montrée en majesté. Tous les jours sauf le lundi, jusqu’au 11 janvier 2026. 13 à 16 €.

« Madame X » de John Singer Sargent (1883-1884).

« Madame X » de John Singer Sargent (1883-1884).

© The Metropolitan Museum of Art, Dist. GrandPalaisRmn / image Art Resource

« Minimal » à la Bourse de Commerce

Après l’Arte Povera il y a un an, la Bourse de Commerce -Collection Pinault revisite à nouveau un chapitre de l’art contemporain, cette fois, l’art minimal. L’exposition, qui présente une centaine d’œuvres, et aborde le minimalisme dans un sens large (trop ?) puisqu’on y voit même du Land Art, vaut pour sa richesse et son découpage, en sept sections thématiques, chacune éclairant un aspect de cette avant-garde des années 1960-70 : « lumière », « surface », « monochrome »….