Christophe Urios était évidemment loin d’être satisfait de la copie rendue par Clermont sur la pelouse de Perpignan (26-20), ce samedi. Le manager a, au passage, annoncé que la réception de Bordeaux-Bègles, le week-end prochain, serait « une finale de la saison ».
Comment analysez-vous cette troisième défaite consécutive, toutes compétitions confondues ?
Par plein de raisons. La première, c’est la mauvaise entame. Il ne fallait surtout pas faire ça. La deuxième, c’est que les gars ont été particulièrement maladroits. Sur la première période, on n’a pas joué au rugby. Que ce soit sur lancement ou en contre-attaque, il y avait toujours des en-avant, des balles perdues. On n’est pas arrivé à faire deux temps de jeu. C’est comme ça, en ce moment : nos matchs ne sont pas bons.
Vous aviez fait part de votre souhait de retrouver une équipe au niveau de la cohésion. Sur ce point-là, quel est votre retour ?
Sur le fait d’être ensemble, ça n’a rien à voir avec la Champions Cup. Après, depuis que l’on a repris le 12 novembre, on n’est plus les mêmes, on est éparpillés. Nous avons eu beaucoup de mal à nous retrouver. Ça fait quinze jours que c’est un peu mieux mais on est encore en retard. Et ça se ressent sur ce genre de matchs alors qu’il me semble que l’on avait les moyens de gagner. L’Usap a réussi à le faire à quatorze, bravo à elle. De notre côté, il faut continuer à bosser pour retrouver le niveau d’avant.
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Comment analysez-vous votre infériorité dans le combat et tout particulièrement les rucks ?
Ce sont des signaux, surtout au niveau du collectif et de l’engagement, qui sont assez… Ça montre des choses, tout de même. Quand tes soutiens ne sont pas au bon moment au bon endroit, ça veut dire que tu n’arrives pas à te retrouver collectivement. On était prévenu que l’Usap mettait de la pression, qu’elle avait des joueurs capables de gratter, mais on n’a pas réussi à tenir nos ballons. Et quand on ne se faisait pas gratter, on les perdait. En plus de ça, on a mal joué au pied, je trouve… On n’a fait pas un bon match de rugby, on n’a pas fait le match qu’on avait préparé. Il faut qu’on progresse dans notre rugby. Nous n’arrivons plus à faire de mauls ; la mêlée, c’est un coup ça va, un coup non…
L’Usap s’impose enfin en Top 14, pendant que Pau enfonce l’USM. De leur côté, les Rochelais ont disposé de Bayonne et Montpellier a résisté au CO.
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Est-ce de nature à vous inquiéter pour la suite ?
Je ne suis pas inquiet. Ce qui ne veut pas dire que je rêve. Il faut juste qu’on continue à bien bosser. Il y a un match qui va être très dur contre Bordeaux, une équipe qui, pour le coup, est performante, qui attaque beaucoup, qui joue beaucoup. On a besoin de passer quelques jours à se régénérer ; ne plus se voir, couper un peu. On se retrouvera en fin de semaine pour préparer ce match, qui sera, pour le coup, une finale de la saison.
Comment expliquez-vous cette sorte de cassure dans votre saison ?
On a eu beaucoup de sélectionnés, même si on est loin d’être les seuls, et il y a eu beaucoup de blessés en novembre. On est en train de retrouver tout le monde mais avec des niveaux physiques, évidemment, très hétérogènes. Du coup, on ne fait pas bloc, on ne fait pas équipe. Aujourd’hui, j’ai vu des choses intéressantes mais c’était tout de même loin, par exemple, de l’intensité et de la maîtrise qu’on avait affichées pour gagner à Montpellier. On a perdu un peu ça. Et on a du mal à le retrouver.