Des habitants déplacés dans un camp temporaire dans la province de Banteay Meanchey (Cambodge), le 14 décembre 2025. TANG CHHIN SOTHY/AFP
Le conflit frontalier entre le Cambodge et la Thaïlande a fait plus de 500 000 déplacés côté cambodgien ces deux dernières semaines, a déclaré le ministère de l’intérieur, dimanche 21 décembre.
« Plus d’un demi-million de Cambodgiens, y compris des femmes et des enfants, subissent de graves difficultés en raison de déplacements forcés de leurs foyers et de leurs écoles pour échapper aux tirs d’artillerie, aux roquettes et aux bombardements aériens menés par des F-16 thaïlandais », a déclaré cette source dans un communiqué, évaluant à 518 611 le nombre total de personnes évacuées.
En Thaïlande, quelque 400 000 personnes ont été déplacées à cause de la reprise du conflit frontalier, selon Bangkok.
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Depuis la reprise des combats, le 12 décembre, les affrontements ont fait au moins 41 morts – soit 22 côté thaïlandais et 19 côté cambodgien, selon les bilans officiels respectifs.
Appels internationaux au cessez-le-feu
Les deux royaumes d’Asie du Sud-Est se disputent de longue date des morceaux de territoire le long de leur frontière, tracée à l’époque coloniale. En juillet, un précédent épisode de violences avait fait 43 morts en cinq jours.
Fin octobre, le président américain, Donald Trump, avait assuré avoir résolu le conflit après avoir présidé à la signature d’un accord de cessez-le-feu, mais celui-ci avait été suspendu peu après par Bangkok. Les Etats-Unis, la Chine, l’Union européenne, les Nations unies et la présidence malaisienne de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean) ont tous appelé à une cessation des hostilités.
Le Cambodge, dont l’armée est surclassée en moyens par celle de Bangkok, a rapporté dimanche que les forces thaïlandaises avaient poursuivi leurs attaques dimanche dès l’aube, faisant état de combats près du temple khmer de Preah Vihear, vieux de 900 ans, convoité par la Thaïlande.
Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a dit vendredi espérer que la Thaïlande et le Cambodge rétabliront la trêve d’ici lundi ou mardi, au moment où les efforts diplomatiques s’accentuent pour mettre un terme au conflit.
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Les ministres des affaires étrangères de l’Asean, dont ceux de la Thaïlande et du Cambodge, doivent se réunir lundi à Kuala Lumpur pour une réunion spéciale destinée à discuter du conflit.
La Chine a dépêché la semaine dernière son envoyé spécial pour les affaires asiatiques au Cambodge et en Thaïlande, dans un effort de médiation. Cet envoyé, Deng Xijun, a rencontré le premier ministre Hun Manet à Phnom Penh et appelé à une trêve, selon le ministère des affaires étrangères cambodgien.
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