De loin déjà, on aperçoit des lumières colorées, un peu comme un phare dans la nuit guidant les curieux égarés dans la campagne bretillienne. L’endroit se trouve au bout d’une route en cul-de-sac au milieu de terres agricoles sur la commune de Saint-Aubin-d’Aubigné à 30 kilomètres au nord de Rennes. On ne peut pas manquer les abords de la ferme au lieu-dit Bellevue entièrement illuminés. Sapin de Noël, père Noël, crèche tout y est mais aussi tracteur, vélo lumineux jusqu’aux bâtiments tous recouverts de guirlandes multicolores et scintillantes. « C’est très joli. Il y a des lumières partout » s’émerveille la petite Juliana venue en voisine avec sa tante. Même avis pour Solène : « J’avais déjà entendu parler de cette ferme et des illuminations de Noël mais je n’étais pas encore venue. C’est du boulot et le résultat est magnifique. On en prend plein les yeux ».

Amandine, Maxime et le petit Milo sont également venus profiter du spectacle : « On n’a jamais vu autant d’illuminations chez un particulier. C’est sympa de faire ça surtout pour les familles ».

Une installation si conséquente qu’il ne faut pas moins de deux semaines à Clément, aidé par son frère, pour tout mettre en place.Une installation si conséquente qu’il ne faut pas moins de deux semaines à Clément, aidé par son frère, pour tout mettre en place. (Le Télégramme/Erwan Miloux)« 39 000 leds et environ 1,8 km de guirlandes »

Une mise en scène accompagnée de chants de Noël que l’on doit à Clément Fouville, qui a débuté cette aventure il y a huit ans par quelques accessoires. Au fil des années les décors ont peu à peu investi la ferme de ses parents : « J’ai commencé par deux, trois guirlandes. Et puis j’en rajoute de nouvelles chaque année. Aujourd’hui il y a 39 000 leds et environ 1,8 km de guirlandes. Mais ça ne consomme pas grand-chose 1 800 watts comme un gros radiateur ». Une installation si conséquente qu’il ne faut pas moins de deux semaines à Clément, aidé par son frère, pour tout mettre en place. Un vrai spectacle qui s’étend sur 800 m² sur les façades, les toits, des bâtiments, dans les arbres sur les pelouses autour des clôtures ou encore sur les talus. « Je fais ça parce que je travaille dans la maintenance et que je suis un passionné d’électricité. Et puis ça apporte de l’animation dans la commune » confie le jeune homme. Il repeint ainsi le paysage de ses lumières chatoyantes pour le plaisir de partager ce moment avec les autres.

« La semaine dernière il y avait trop de monde à vouloir venir. Il y avait une file de voitures sur environ un kilomètre »« La semaine dernière il y avait trop de monde à vouloir venir. Il y avait une file de voitures sur environ un kilomètre » (Le Télégramme/Erwan Miloux)« Une file de voiture sur environ 1 km »

Une ferme aux couleurs de Noël qui est vite devenue une curiosité locale et même au-delà. Au point d’attirer les foules dans ce petit coin de campagne. « La semaine dernière il y avait trop de monde à vouloir venir. Il y avait une file de voitures les unes derrière les autres sur environ un kilomètre. De plus la ferme est dans un secteur sans issue et la seule solution pour repartir c’est de reprendre la petite route où il est difficile de circuler à deux voitures en même temps » explique le créateur des illuminations. Résultat des embouteillages comme sur la route des vacances à l’approche des stations de ski. « Des voisins se sont plaints de la situation. Les gens n’écoutaient pas lorsqu’on leur disait d’attendre avant de s’engager dans la ferme où on ne pouvait déjà plus circuler ». Bref une ambiance bien loin de l’esprit de Noël. « On a pensé tout éteindre et arrêter » souligne Clément. Mais après ce moment de grand rush, les choses se sont finalement calmées d’elles-mêmes. « Maintenant ça va, les gens peuvent profiter des illuminations tranquillement ».

« Aujourd’hui il y a 39 000 leds et environ 1,8 km de guirlandes. Mais ça ne consomme pas grand-chose, 1 800 watts comme un gros radiateur ».« Aujourd’hui il y a 39 000 leds et environ 1,8 km de guirlandes. Mais ça ne consomme pas grand-chose, 1 800 watts comme un gros radiateur ». (Le Télégramme/Erwan Miloux)

À l’entrée de la ferme, la mère du jeune homme règle la circulation avec le sourire et la commune a fourni des barrières pour canaliser les éventuels flots de voitures et éviter les incidents. De quoi retrouver la magie des lieux que l’on peut continuer de visiter de 18 h 30 à 21 h jusqu’au 31 décembre.