Face à son ancien club qui a décroché un bonus défensif méritoire au Stade des Alpes, l’entraîneur du FCG Jeff Dubois s’interrogeait fortement au sujet du nouveau trou d’air qui a frappé ses troupes, incapables d’inscrire le moindre point pendant les 50 dernières minutes. De quoi lui donner du grain à moudre après la trêve…

Après votre rencontre face à Dax, on a l’impression d’un scénario déjà vu, avec un gros trou d’air qui laisse un goût amer…

Oui… C’est dommage parce que la première mi-temps était relativement aboutie. Il manque cette conclusion avec Raffaele Costa Storti sur cette percée. Peut-être qu’à 31 ou 29 points, bonus virtuel en poche, cela aurait été peut-être plus plié qu’à 24. Pourtant, on avertit les joueurs à la mi-temps, on essaie de donner des consignes à la mi-temps… Franchement, il faut que je revoie les choses parce qu’à chaud, je ne sais pas expliquer ce nouveau trou d’air encore. On est encore un peu malade… On va voir ce qui ne va pas, je pense qu’on va peut-être travailler un peu différemment aussi.

Vous parliez de cette percée de Costa Storti, conclue sur un surnombre oublié… Résultat à part, il y a un parallèle évident à tirer avec le match de Colomiers, avec ce coup imparable qui n’est pas marqué, et le match qui déraille après…

C’est vrai que c’est très bizarre. C’est difficilement explicable. Honnêtement, moi, je veux me concentrer sur le contenu, sur les choses qui ont été bien, et essayer de comprendre pourquoi il y a ces trous d’air là. C’est vrai que quand les choses se répètent, tu te poses des questions. Pourtant, tout allait bien, les consignes étaient claires. Dax est une équipe qui marque beaucoup de points au retour des vestiaires, il fallait remettre la main sur le ballon, être très concentré, et on a fait tout l’inverse… Après, c’est toujours pareil : tu prends un essai, puis derrière il y a des petites fautes qui les remettent dans le match.

Votre banc a également très peu apporté, alors qu’on en attendait beaucoup avec le grand retour de Sam Davies…

On rentre le cinq de devant quand on prend cet essai. Je fais rentrer la paire de demi sur un autre essai, alors que j’espérais qu’on ne prenne pas de points. Quand tout le monde est dans le doute, c’est difficile… Le but, c’était de remettre de l’énergie positive en amenant du sang neuf, mais ça n’a pas totalement fonctionné. Sam Davies rejouait pour la première fois depuis six mois, c’était important qu’il reprenne un peu le temps de jeu. Mais je trouve que celui qu’il a remplacé, Maël Navizet, a eu une production très intéressante pour un jeune de 18 ans.

À la trêve, quel regard portez-vous sur la première partie de saison du FCG ?

Si je regarde sur le plan comptable, depuis que je suis arrivé, on a gagné nos matchs à domicile, parfois avec difficulté, et on a pris zéro point à l’extérieur. C’est en dents de scie… Je ne suis pas satisfait du travail effectué. Mais j’ai bon espoir que ça soit mieux sur la deuxième partie de saison, où on va avoir des matchs à enjeu, en recevant toutes les équipes qui veulent se qualifier et en se déplaçant chez des équipes qui jouent le maintien ou le milieu tableau. Ça s’annonce intéressant. Si on arrive à trouver la clé, je pense qu’on peut faire des choses intéressantes.

Cette clé se situe-t-elle sur le terrain, ou dans la vie de groupe en dehors ?

C’est un tout. Pour plusieurs raisons, le club a attaqué cette saison sans faire de stage, il n’y a pas eu de moment de cohésion pour l’arrivée des nouveaux. J’ai l’espoir d’essayer de caler un petit stage en cours de saison, de deux ou trois jours au printemps, pour travailler sur cette cohésion. En espérant qu’il ne sera pas trop tard à ce moment-là (rires) Je réfléchis aussi à d’autres façons de faire. On a aussi un préparateur mental qui est arrivé et qui travaille avec toutes les strates du club. On essaie de trouver des solutions un peu de partout mais je pense qu’il y a de beaux jours devant nous. J’en suis même convaincu.

On attend des aménagements au sein du staff pendant cette trêve. Que pouvez-vous en dire ?

Je ne sais pas du tout. J’ai lu ce qui a été écrit dans les journaux, il faut poser la question au président.