Par
Inès Cussac
Publié le
22 déc. 2025 à 6h04
Stress, mal-être psychologique, troubles anxieux voire dépressifs… La Cité universitaire de Paris lance une campagne de dons dédiée à la santé mentale des étudiants et des chercheurs. Celle-ci ne cesse de se dégrader et les demandes d’accompagnement psychologique explosent depuis 2019 avec une hausse de 300 %. « La Cité internationale constate en effet une dégradation préoccupante de la santé mentale de ses résidents – étudiants, chercheurs et artistes français et internationaux – fragilisée par la pression académique, la précarité financière, l’isolement social, l’éloignement familial ou encore l’incertitude quant à l’avenir », indique l’établissement où 12 000 résidents se croisent chaque année sur le campus du 14e arrondissement.
Avec cette collecte, la Cité universitaire veut renforcer l’accès aux soins en créant notamment « un environnement propice au bien-être ». « Dans un contexte où la pression, la précarité et l’isolement peuvent fragiliser, notre rôle est d’offrir un espace d’écoute, de stabilité et de reconstruction. L’augmentation des demandes ces dernières années témoigne d’un besoin réel : notre responsabilité est d’y répondre avec humanité et rigueur », explique la psychologue au Relais social international (RSI) de la Cité universitaire, Samantha d’Aboville.
Consultations gratuites, événements…
Depuis 20 ans, le campus fait intervenir une équipe du RSI, composée d’une assistance sociale, d’une chargée d’accueil et d’orientation et d’une psychologue. Parmi les étudiants, chercheurs et artistes de passage à la Cité universitaire, certains peuvent rencontrer des difficultés et être ainsi accompagné plus facilement.
Grâce aux dons, le RSI veut aider les résidents à se sentir mieux mentalement. Consultations psychiatriques gratuites, organisation d’événements pour lutter contre l’isolement, développement d’activités sportives… Plusieurs actions sont déjà envisagées.
Moins d’un étudiant sur deux en bonne santé mentale
La majorité des étudiants en France présente une suspicion de détresse psychologique, selon le baromètre national de la santé mentale. Moins d’un étudiant sur deux se déclare en bonne santé mentale et 38 % envisagent d’interrompre leurs études à cause de ce mal-être.
D’après le sondage mené par OpinionWay, le moyen le plus efficace pour améliorer la prise en charge de ces troubles n’est pas seulement en parlant ou en lançant de grandes campagnes pour encourager la prise de parole et briser des tabous. La formation des médecins et des soignants à une meilleure écoute et l’accès facilité à des consultations moins chères, plus proches et plus rapides semblent être les leviers les plus appropriés pour améliorer la prise en charge.
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