Par

Bertrand Dumarché

Publié le

22 déc. 2025 à 7h06

Une centaine de paysans et paysannes de la Confédération paysanne d’Ille-et-Vilaine se sont rassemblés, vendredi, devant le siège du groupe Avril, à Bruz. Soutenus par des citoyens et plusieurs parlementaires, ils entendaient dénoncer la gestion de la crise sanitaire liée à la dermatose nodulaire contagieuse et, plus largement, les orientations sanitaires actuelles de l’État.

Un abattage total jugé brutal et inefficace

Au cœur de la contestation, la décision d’abattre massivement les animaux touchés ou potentiellement exposés à la maladie. Une mesure qualifiée de « brutale » par le syndicat, qui regrette l’absence de concertation avec les éleveurs. Selon la Confédération paysanne, cette stratégie viserait avant tout à préserver les exportations françaises, au détriment de la santé animale et des conditions de travail des agriculteurs.

Le syndicat met en cause la responsabilité de la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, et dénonce le soutien apporté à cette ligne par la FNSEA. Il affirme soutenir les actions de blocage engagées localement pour empêcher les abattages.

FNSEA, ministère et intérêts économiques en question

Le choix du lieu de rassemblement n’était pas anodin. En se mobilisant devant le siège d’Avril, la Confédération paysanne a voulu pointer ce qu’elle considère comme une « cogestion » entre le syndicat majoritaire et l’État, au service du libre-échange. Le groupe est dirigé par Arnaud Rousseau, également président de la FNSEA, une double casquette que les manifestants jugent incompatible avec la défense des intérêts des paysans.

Vidéos : en ce moment sur Actu

La Confédération paysanne appelle à la poursuite des mobilisations et plaide pour une autre politique sanitaire, centrée sur la prévention, la santé des animaux et des prix réellement rémunérateurs pour les éleveurs, plutôt que sur les exigences du commerce international.

Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.