Par
Rédaction Vitré
Publié le
22 déc. 2025 à 12h05
Le rapporteur public a préconisé au tribunal administratif de Rennes, jeudi 11 décembre 2025, une « annulation partielle » du permis accordé par le maire de Châteaugiron (Ille-et-Vilaine) pour la construction de 39 logements rue de Noyal-sur-Vilaine.
Un riverain attaque le permis de construire
Yves Renault avait en fait délivré ce permis de construire le 5 septembre 2023 à la société SECIB Promotion de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) pour un projet de construction de deux immeubles à la place des garages existants et de réhabilitation de l’ancienne école Sainte-Marie, fermée en 1978 et classée site patrimonial remarquable.
Ce bâtiment a notamment accueilli le Fonds régional d’art contemporain (FRAC) de 1984 à 2012, avant son déménagement à Rennes. Au total, trente-neuf logements en accession libre doivent ainsi voir le jour.
Mais un riverain avait attaqué ce permis de construire en justice. Il estimait notamment que le projet « ne s’insère pas dans son environnement » en ne tenant pas compte des « caractéristiques » de l’ancienne école.
Il réclamait donc son annulation ainsi que 3 000 € pour ses frais d’avocat.
« Un effort d’intégration »
Si le plan local d’urbanisme (PLU) de Châteaugiron « n’interdit pas les constructions à l’allure contemporaine », ces dernières doivent néanmoins « prendre en compte les caractéristiques architecturales » de l’ancienne école, a rappelé le rapporteur public lors de l’audience au tribunal administratif de Rennes.
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Or, ce n’est pas le cas des futurs immeubles prévus : ils doivent précisément être construits en briques « ocre rouge » et avec des « soubassements de couleur blanche » qui ne « tiennent pas suffisamment compte de la teinte de la façade » de l’édifice, a estimé le magistrat. L’aspect des toitures ne respecte pas non plus le style de l’ancienne école, a-t-il souligné.
Le rapporteur public, dont les avis sont souvent suivis par les juges, a donc préconisé une « annulation partielle » du permis de construire en raison de « l’absence de mise en valeur du paysage » et du « manque d’harmonie architecturale » du projet avec ses alentours.
Il a toutefois précisé que cela concernait uniquement la construction des deux immeubles, et pas la réhabilitation de l’ancienne école.
La commune a pourtant fait « un effort d’intégration » du projet dans son environnement malgré la « densification du site », a rétorqué son avocat. Pour Me Vivien Hipeau, l’ancienne école sera même « mise en valeur » par « effet de contraste » avec les deux nouveaux immeubles.
Le tribunal administratif de Rennes, qui a mis sa décision en délibéré, rendra son jugement d’ici quelques jours.
RB et CB (PressPepper)
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