Une équipe de chercheurs internationaux a pu travailler sur une base de données d' »un million de patients », ce qui a révélé une cartographie surpenante, explique le psychiatre Philip Gorwood qui a participé à l’étude.
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Publié le 23/12/2025 08:17
Temps de lecture : 2min

Des chercheurs étudient des gènes. Photo d’illustration. (PixelsEffect / E+ / VIA GETTY)
Des maladies très différentes comme la schizophrénie, les troubles bipolaires ou l’anorexie mentale partagent des gènes communs, selon une étude parue dans la revue Nature, rapporte mardi 23 décembre France Inter.
Un groupe de dizaines de chercheurs du monde entier a étudié les génomes d’un million de patients et ils ont réussi à identifier des gènes communs à toutes ces maladies. Ce groupe de chercheurs internationaux sur la génomique psychiatrique a analysé les génomes de patients atteints de 14 maladies mentales avec une base de données très large d' »un million de patients, ça nous permet de repérer des choses qu’on avait un peu de mal à voir auparavant », explique Philip Gorwood, psychiatre et chercheur a l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) qui a participé aux recherches.
C’est la première fois que des recherches montrent que l’ensemble des maladies étudiées, anorexie, troubles bipolaires ou schizophrénie partagent des gènes communs. « Il y a quelques dizaines de milliers de gènes communs à l’ensemble de la maladie mentale, par exemple, il y a le gène du DRD2 qui code pour le récepteur de la dopamine. Il est largement distribué dans l’ensemble de la maladie mentale, pas que dans les addictions comme on croyait au début », poursuit le chercheur.
Et même si la génétique n’est pas le seul facteur qui explique ces pathologies, ces résultats permettent de définir cinq nouveaux groupes de maladies avec des gènes communs, par exemple pour l’anorexie mentale et les troubles obsessionnels compulsifs, d’autres pour les troubles autistiques et ceux de l’attention, ce qui constitue une cartographie surprenante, analyse Philip Gorwood. « Elle va rapprocher de manière franche le trouble bipolaire et la schizophrénie qu’auparavant on a toujours considéré comme des pathologies différentes » alors que « ce ne sont pas les mêmes symptômes et les mêmes traitements », explique-t-il. Cette étude peut permettre aux chercheurs d’imaginer de nouveaux traitements qui cibleraient ces variants génétiques communs à des maladies bien distinctes.