Isabelle, 53 ans, candidate de la saison 20 de « L’Amour est dans le pré », affirme être victime de cyberharcèlement depuis la diffusion de l’émission le 8 décembre dernier. Insultes, fausses accusations, intimidations dans la rue et dégradations à son domicile l’ont poussée à porter plainte et à s’isoler.
Elle voulait seulement « trouver un compagnon » et mener « une vie paisible ». Depuis la diffusion du dernier épisode de la 20e saison de l' »Amour est dans le pré » Isabelle, une Dunkerquoise de 53 ans, vit un enfer.
Plus de 1 000 messages par jour
Depuis son passage dans l’émission de M6 le 8 décembre dernier, Isabelle est victime de harcèlement en ligne : « Je n’ai pas compté mais je pense que je reçois plus de 1 000 messages par jour », explique celle qui est venue pour Jean-Louis, un agriculteur originaire du Pas-de-Calais.
La quinquagénaire reçoit notamment des attaques sur son physique et son âge : « On me dit que je suis moche, que je suis vieille et aussi que je suis alcoolique », confie-t-elle à ICI. D’autres internautes lui prêtent de fausses intentions, l’accusant d’avoir participé à l’émission par intérêt financier ou par calcul, des propos qu’elle juge profondément blessants.
« J’ai peur »
Et ces violences dépassent désormais le cadre numérique. Interpellée par des inconnus dans la rue, au supermarché ou sur la plage, Isabelle vit dans la crainte permanente du regard des autres. Des dégradations sur sa voiture et sa porte d’entrée l’ont même contrainte à installer une caméra de surveillance à son domicile : « Pour les courses, je fais des ‘Drives’. J’essaie d’éviter d’aller en magasin car j’ai peur », explique-t-elle à ICI.
Isolée et éprouvée psychologiquement, elle confie regretter sa participation à l’émission, expliquant qu’elle allait porter plainte pour harcèlement et cyberharcèlement : « Si j’avais su que ça se terminerait comme ça, j’aurais déchiré ma lettre. Je regrette d’avoir participé à l’émission », confie la quinquagénaire.
En attendant l’avancée de la procédure judiciaire, Isabelle a entrepris un suivi psychologique et envisage de s’engager dans des actions de prévention contre le cyberharcèlement, notamment auprès des jeunes.