Le traitement Beyfortus, destiné à immuniser les bébés contre le principal virus à l’origine de la bronchiolite, est plus efficace que son principal concurrent Abrysvo, un vaccin qui se donne en fin de grossesse pour protéger le nouveau-né.

lire plus tard

Pour sauvegarder cet article, connectez-vous ou créez un compte franceinfo

Sans paiement. Sans abonnement.

Fermer la fenêtre d’activation des notifications France Info

créer votre compte

se connecter

:

Fermer la fenêtre de présentation

Publié le 23/12/2025 12:26

Mis à jour le 23/12/2025 12:35

Temps de lecture : 2min

Un médecin injecte un vaccin à un bébé (illustration). (FRED TANNEAU / AFP)

Un médecin injecte un vaccin à un bébé (illustration). (FRED TANNEAU / AFP)

Alors que l’épidémie de bronchiolite s’étend à presque tout l’Hexagone en ce mois de décembre et suit une courbe presque aussi importante que celle de 2024, une étude compare l’efficacité de la vaccination des nourrissons et celle des futures mamans. Des épidémiologistes d’Epi-Phare, un organisme qui dépend de l’assurance-maladie et de l’agence nationale du médicament, ont passé au crible les premières semaines de 42 500 bébés, nés entre septembre et décembre 2024. La conclusion est nette : traiter directement les nourrissons s’avère plus efficace. la vaccination des nourrissons plus efficace que celle des femmes enceintes

En s’appuyant sur un grand nombre de cas réels, tirés des informations du système national de données de santé, cette étude compare les résultats des deux principaux traitements contre la bronchiolite du nourrisson. D’un côté, le Beyfortus, la piqûre injectée aux bébés quelques jours après leur naissance. De l’autre, l’Abrysvo, un vaccin administré aux futures mamans quand elles sont enceintes, pour qu’elles transmettent ensuite les anticorps aux bébés.

Les données recueillies montrent qu’un enfant infecté par la bronchiolite a 26% de risques en moins d’être hospitalisé quand il est traité au Beyfortus, par rapport aux nourrissons dont les mères ont reçu de l’Abrysvo. « Nous avons observé que le Beyfortus réduit davantage les risques d’hospitalisations, mais il protège aussi davantage des formes sévères », souligne également Mahmoud Zureik, épidémiologiste et directeur d’Epi-Phare. Ce qui permet d’éviter plus souvent la « réanimation, le besoin d’oxygène ou de ventilation », poursuit-il.

Si cette étude conclue à une efficacité supérieure du Beyfortus, elle ne disqualifie pas pour autant le vaccin Abrysvo. Il reste au contraire une bonne protection, au point que les chercheurs tiennent à rappeler qu’il ne faut pas administrer les deux pour un même enfant.