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Commotionné en novembre, Santiago Chocobares, le centre international des Pumas, a fait son retour le week-end dernier à Lyon. Il raconte sa façon d’appréhender ce type de blessure.

Un bon mois qu’il rongeait son frein. Commotionné avec les Pumas lors de la tournée de novembre, Santiago Chocobares a pris son temps avant d’effectuer son retour à la compétition, samedi dernier à Lyon, lors du succès bonifié des Toulousains (41-19). Car on ne rigole pas avec les commotions, même si le centre, « rentré au Stade avec un peu mal à la tête », avoue « avoir essayé de revenir vite sur le terrain pour continuer à aider (s) on équipe », lui qui avait manqué le début de saison pour cause de Rugby Championship (six titularisations en six matchs). Sans toutefois forcer outre mesure : « Le staff médical m’a laissé le temps de bien récupérer. »

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Alors qu’il a parfaitement intégré le fait que ce type de blessure faisait aujourd’hui partie des risques du métier, lui qui en a déjà connu d’autres par le passé, il admet ne pas en redouter outre mesure les conséquences. En revanche, l’attente avant de retrouver les pelouses semble assez difficile à gérer. Comment la vit-il ? « Franchement, pas bien !, rétorque-t-il du tac au tac. Il faut surtout de la patience et savoir qu’il est nécessaire d’être à 100 %, surtout avec la tête. » « Avec l’épaule, le genou, la cheville, ça peut aller, ça peut marcher, mais avec la tête, il faut être à 100 % », compare-t-il.

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Un retour qui tombe à pic

D’ailleurs, il reconnaît qu’il est impossible de tricher lors du protocole de retour au jeu, qui doit être validé lors d’un rendez-vous chez le neurologue référent après avoir coché plusieurs cases au préalable.  » Avant le rendez-vous, tu sais, tu sais (il insiste). Parce que c’est plutôt toi qui prends la décision si tu as des symptômes ou pas. Après, le neurologue te connaît aussi mais avant le rendez-vous, tu sais si tu es à 100 % ou pas. »

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Vendredi dernier, à la veille de se déplacer à Gerland, il se réjouissait d’être enfin apte. Un retour qui tombait à pic pour le staff « rouge et noir », à un poste en souffrance ces derniers temps. Secoué et commotionné face aux Fidji mi-novembre, Pierre-Louis Barassi, n’était toujours pas autorisé à reprendre lors de cette avant-dernière journée de la phase aller. Une absence s’ajoutant à la libération de Pita Ahki à la fin du mois dernier, mais aussi à la probable fin de saison de Juan Cruz Mallia (genou). Et comme il ne pleut que sur les mouillés, en plus des vacances programmés de Kalvin Gourgues, Teddy Thomas avait à son tour été commotionné lors de la semaine d’entraînement.

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Point d’ancrage précieux au centre du terrain, où sa densité a considérablement pesé au Matmut Stadium, le Puma de 26 ans (35 sélections), devrait avoir la possibilité d’enchaîner face à La Rochelle, dimanche au Stadium. En attendant, il compte bien profiter des quatre jours de vacances octroyés à l’ensemble de l’effectif avant la reprise fixée à vendredi. Sans excès : « Oui, ça, évidemment, on est d’accord ! », sourit-il.