S’ils bénéficient de quelques jours de repos pour célébrer Noël, les rugbymen de l’UBB joueront dès samedi sur la pelouse de l’ASM Clermont. Une semaine délicate à gérer pour une équipe qui veut rester au contact des leaders du Top 14.
C’est une semaine particulière pour les joueurs de l’UBB après leur large victoire contre Toulon dimanche soir (46-7). Ils bénéficient de quatre jours de congés, histoire de passer Noël en famille, même si le prochain match de Top 14 est programmé dès samedi soir à Clermont (21 heures). Pas d’entraînement donc avant la seule séance de la semaine vendredi et le départ pour l’Auvergne. « Ce n’est jamais évident mais on y est habitué maintenant, reconnait le capitaine de l’UBB Maxime Lucu. C’est important d’avoir des moments de partage avec nos familles. il faut traverser cette période le plus intelligemment possible pour arriver samedi sans risque de blessure. On a des consignes claires du staff . C’est aussi plaisant de jouer dans ces périodes parce que ce sont des moments de fête. »
« Chaque joueur est responsable »
Les joueurs vont donc passer des fêtes en mode raisonnable. Car si la victoire contre Toulon les a ramenés sur le podium du Top 14, ils vont jouer gros pendant ces vacances de Noël pour rester au contact des deux leaders Pau et Toulouse qui comptent déjà huit points d’avance. Le premier obstacle, le RC Toulon a été franchi avec la manière. Le deuxième, ce sera donc chez un Clermont qui a besoin de réagir après sa défaite à Perpignan. Et il y aura encore la réception du Racing le 3 janvier. Donc, pour le réveillon de Noël, pas d’excès promet Maxime Lamothe. Même s’il n’y a pas d’entraînement collectif. « On va quand même aller transpirer une ou deux fois, affirme le talonneur de l’Union. Chaque joueur est responsable. C’est déjà arrivé qu’on ait quelques jours de repos à Noël. À nous d’en profiter tranquillement ».
« Certains revenaient avec cinq kilos en trop ! »
Jouer pendant les fêtes est devenu une tradition en Top 14. Cela offre au rugby une belle exposition médiatique pendant que le foot est mis sur pause. Et Christophe Laussucq ne le regrette pas. « Vous croyez que c’était mieux avant ? assène l’entraîneur de la défense de l’UBB. Les joueurs avaient dix jours de coupure, certains revenaient avec cinq kilos en trop. Les entraîneurs n’étaient pas contents. Le problème d’hygiène de vie, c’est désormais le quotidien des joueurs. Cela fait partie de leur boulot. »
D’ailleurs les Bordelais, en règle générale, gèrent bien cette période. Les deux dernières saisons, les trois matches disputés au moment des fêtes ont débouché à chaque fois sur trois victoires.