À quelques jours de Noël, les allées de la Part-Dieu et de Confluence bruissent de listes de dernière minute, de sacs pleins à craquer et de pas pressés. Entre deux vitrines, une question simple suffit à faire ralentir les passants : quel est le meilleur, ou le pire cadeau reçu à Noël ? Les réponses fusent, souvent accompagnées d’un sourire, parfois d’un soupir.

Très vite, la conversation s’oriente vers les meilleurs souvenirs. « On retient plus facilement le positif », plaisante l’un d’eux. Et les visages s’illuminent. Les plus beaux cadeaux ne sont pas forcément les plus chers : un moment partagé en famille, des voyages inattendus, ou encore des objets simples, devenus avec le temps, une véritable relique d’une enfance passée. C’est ce dont se souvient Patrice. L’homme âgé de 53 ans attend patiemment sa fille qu’il retrouve ce jeudi 18 décembre pour faire les derniers achats de Noël.

« Le meilleur cadeau, c’est d’en avoir un »

Devant le magasin Micromania, il se rappelle du cadeau qu’il a reçu à 12 ans, sa première console la Sega Megadrive. « On se retrouvait avec les copains et on passait notre journée à jouer à Sonic ou à des jeux de ninja », se remémore-t-il en souriant.

D’autres rient également en se remémorant certains cadeaux reçus. Gels douche à l’odeur trop marquée, kits improbables pour fabriquer sa propre mayonnaise, animal donné à un fermier, livre pour consigner ses relations… Offerts sans mauvaise intention, ils sont reçus avec une gêne polie. « Sur le moment, on sourit pour ne pas vexer, confie un passant, mais après on les revend sur Leboncoin ». Un autre relativise, philosophe : « Finalement, le meilleur cadeau, c’est d’en avoir un. »