Un dramatique incident s’est
produit dans la soirée du samedi 6 décembre 2025 à bord d’un TGV
reliant Lille à Nîmes. Selon Le Parisien, une mère
a violemment frappé son garçon de six ans. Les passagers
présents sont restés impuissants face à la scène. D’après les
témoignages, la quadragénaire aurait frappé la tête de l’enfant
contre une tablette et lui avoir tiré les cheveux. Elle aurait
ensuite tenté de l’étrangler après qu’il eut renversé une
boisson.
Choqués par la violence des
gestes, les voyageurs ont immédiatement alerté le personnel du
train, qui a contacté les forces de l’ordre. À l’arrivée à
Marne-la-Vallée-Chessy, la mère a été interpellée. Les forces de
l’ordre l’ont ensuite placée en garde à vue. Le
tout pour violences volontaires sur mineur de 15 ans et moins.
L’Aide sociale à l’enfance a pris en charge l’enfant pour
l’examiner et le protéger. Les autorités ont ouvert une enquête
pour déterminer les circonstances exactes et les suites
judiciaires.
Violences dans un TGV : un enfant
de six ans agressé par sa mère
« Selon les témoignages
recueillis, la mise en cause aurait saisi son fils par les
cheveux pour le remonter sur son siège. Elle
lui claquer la tête contre la tablette à trois reprises.
Le garçon avait malencontreusement renversé le contenu d’une
canette de soda sur une passagère », rapporte le procureur de
la République de Meaux.
L’avocate commise d’office, Sophia Rizk,
décrit une femme « très isolée » plongée dans une
« détresse sociale et psychologique ». Elle
serait « épuisée » après un voyage en
TGV et un week-end particulièrement éprouvants pour elle et son
fils. Elle précise que la mère « apparaît très affectée » et
« regrette énormément » son geste. La femme estime par ailleurs que
la presse a quelque peu « grossi » les faits qu’on lui reproche.
Une mesure
éducative pour la mère et une protection pour l’enfant
La mère, étant « dépourvue de
tout antécédent judiciaire », a reçu du parquet de
Meaux « une mesure de classement sous condition d’accomplir,
à ses frais. Un stage de responsabilité
parentale« , tandis qu’une « ordonnance de placement
provisoire » a été prise concernant l’enfant. Ce stage, appelé
SRP, a pour objectif de « rappeler les obligations juridiques,
économiques, sociales et morales qu’implique l’éducation d’un
enfant ».
Trois types d’infractions peuvent donner lieu à ces stages.
Chaque stage dure une journée. Ils sont principalement destinés aux
parents d’enfants de moins de 16 ans dont le comportement révèle
« une carence de l’autorité parentale« . Le
déroulement de la journée combine des interventions d’un
professionnel social de l’Udaf et d’un psychologue. Tout se déroule
dans un cadre « bienveillant et judiciaire ».