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Le grand mur blanc du musée des Augustins, qui suscite toujours la controverse, est par ailleurs enduit d’un revêtement anti-tags pour le protéger autant que possible.

Il a beaucoup fait parler de lui et continue à alimenter les conversations des pour et des contre, comme on l’a vu le jour de l’inauguration, mercredi dernier. Le grand mur blanc du musée des Augustins, à Toulouse, qui désormais fait office de hall d’accueil, présente une autre particularité : immaculé comme une page d’écriture, il risque fort d’attirer les tagueurs. Dans la Ville rose, la pratique est très répandue. Et, après certaines manifestations, les murs se recouvrent d’inscriptions, au grand dam des commerçants, de la mairie ou encore du concessionnaire des abribus, JCDecaux.

Le mur des Augustins, conçu par l’agence portugaise Aeres Mateus et fabriqué en pierres blanches de Dordogne, n’est d’ailleurs plus vierge. En juillet, alors que les travaux étaient à peine terminés, un tag « Gaza libre » a été tracé à l’encre rouge. Un tag rapidement effacé mais le nettoyage n’a pas dû être simple.

Un musée métamorphosé

Conséquence : la mairie a décidé d’enduire le mur d’un revêtement anti-tags. S’il ne dissuadera pas à lui seul les tagueurs, ce dispositif devrait permettre d’enlever plus facilement les marques de peinture. Rappelons que la rue de Metz est par ailleurs équipée de caméras.

Fermé depuis 2019, le musée vient tout juste de rouvrir après une rénovation importante. Les verrières restaurées, la scénographie refaite, l’accessibilité pour les personnes handicapées prise en compte, le pavillon d’accueil et une boutique construits… Le musée, né à la Révolution française, deuxième musée français créé après le Louvre, s’est métamorphosé et débute une nouvelle vie.