REPORTAGE – Le Figaro a pris la direction d’un incinérateur de déchets et d’une usine de tri, en région parisienne, afin de mieux comprendre le parcours des emballages ménagers.

À 35 ans, Jules, n’a pas l’habitude de trier ses déchets, ou «seulement le verre». C’est ainsi que les emballages de ses cadeaux de Noël, de même que le plastique entourant les chocolats dégustés en famille dans son appartement parisien, iront retrouver les restes de dinde et de foie gras, au fond de sa poubelle grise. Une nonchalance qui peut sembler anodine, mais qui est pourtant lourde de conséquences, sur l’ensemble de la chaîne de gestion des déchets, en aval.

Sa poubelle, une fois déposée dans le bac vert, va être récupérée par un camion benne qui, chaque jour, se dirige vers le centre de valorisation énergétique (UVE) d’Issy-les-Moulineaux, un des 116 existants en France. Une fois sa tournée finie, le véhicule pénètre dans un immense hangar gris où quelques pigeons picorent des restes laissés au sol. Marche arrière, bip sonore indiquant le recul du camion, puis sa benne se soulève doucement pour déverser les sacs-poubelle dans une fosse de 30 mètres de profondeur. Un trou abyssal, l’équivalent de sept piscines olympiques…

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Le Figaro

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