Après son faux pas dans le derby francilien (20-20), le Stade français s’est remobilisé et espère frapper fort ce week-end, à Jean-Dauger.
Vexés, piqués dans leur orgueil, les hommes de la Porte de Saint-Cloud n’ont pourtant pas l’intention de s’enliser dans le doute. Direction Bayonne, et son stade Jean Dauger, imprenable en championnat depuis plus d’un an. Là-bas, face à un Aviron bayonnais en manque de points et au bord d’une crise majeure, Paris veut frapper fort, comme on abat son poing sur la table. « C’est un endroit formidable pour jouer au rugby, poursuit Gustard. Le public est passionné et l’atmosphère peut y être électrique. Cela exige de notre part beaucoup de discipline, ainsi qu’un arbitre solide pour ne pas se laisser influencer par les tribunes. […] Le bilan des Bayonnais à domicile est certes impressionnant mais la rencontre se jouera pendant les quatre-vingts minutes samedi, pas sur les vingt matchs à domicile disputés auparavant. »
Kerr-Barlow de retour ?
Pour espérer faire tomber la forteresse basque, néanmoins mise à mal par les Stormers en Champions Cup (17-26), le Stade français s’appuiera ce week-end sur le probable retour à la compétition de Tawera Kerr-Barlow, qui a tant manqué aux Soldats roses samedi dernier, lors du derby francilien. Non pas que Paul Abadie et Thibaut Motassi, les doublures du All Black, aient été vraiment mauvais mais, trop courts dans leur jeu au pied et parfois erratiques dans l’animation, ils ont fait amèrement regretter l’absence du demi de mêlée néo-zélandais dans ce match hautement stratégique.
Mais sur les bords de l’Adour, Paris s’en remettra surtout à son casseur de briques, le prometteur Noah Nene. À 21 ans, le trois-quarts centre parisien (1,92 m, 110 kg) n’est plus juste une promesse mais une réalité musculeuse. Sous contrat dans la capitale jusqu’en 2027, il a déjà été titularisé à neuf reprises cette saison, preuve de la confiance accordée par l’encadrement parisien. Costaud, adroit, doté d’un long pied gauche, il sait pourtant que le chemin est encore long et sa dernière sortie sous le maillot parisien, à des années-lumière de ses standards habituels, en est la preuve. Va-t-il réagir à Bayonne ?