Les pourquoi niçois – Un point de rendez-vous qui fait rêver, et une appellation poétique ! À Nice, le littoral maralpin est aussi surnommé « la Baie des Anges ». Même si tout ceci reste incertain, il y aurait un animal derrière tout ça…

Vous souhaitez briller lors de vos prochains dîners ? Voici une anecdote que vous pourriez livrer à vos amis et connaissances pour démontrer votre culture locale. Du mont Boron à Nice au cap d’Antibes, se dévoile une baie splendide, incarnant parfaitement les trésors de la Côte d’Azur. On l’appelle « la Baie des Anges », mais savez-vous pourquoi ?

Plusieurs légendes circulent à ce sujet, mais l’explication la plus probable nous vient de la Grande Bleue. Cette parcelle du rivage méditerranéen a durant longtemps accueilli un requin assez spécial connu sous l’appellation de « Squatina squatina ». Une espèce qui peut également être confondue avec une raie, et que l’on nomme plus communément « l’ange de mer ».

Espèce en grand danger

Un poisson inofensif reconnaissable à ses motifs dorés. Mais aujourd’hui, on ne le trouve plus le long de notre rivage. En voie de disparition, la bestiole n’a plus été observée par chez nous depuis les années 1950. Elle est d’ailleurs officiellement considérée comme disparue des côtes françaises, à cause de la surpêche. Sa capture est interdite depuis 2010, tandis qu’elle est classée comme « en danger critique d’extinction » depuis 2006.

Néanmoins, il est possible d’en apercevoir quelques exemplaires au Muséum d’histoire naturelle de Nice. Remontant à plusieurs centaines d’années : 1878 et 1879. On remarque alors sa forme plate, à l’image de la raie. Ce qui différencie cet animal de sa congénère, ce sont ses nageoires et sa tête, qui ne sont pas fusionnées entre elles.

Il s’appelle ainsi à cause de ses ailerons en forme d’ailes

Prénommé « requin-ange » en raison de ses deux ailerons en forme d’ailes, il était surtout célèbre auprès des pêcheurs locaux au siècle dernier. Pour chasser, il utilise un ingénieux stratagème, celui de se cacher sous les fonds sableux afin de tendre des embuscades à ses proies comme les mollusques, les pieuvres ou autres créatures aquatiques. Il ouvre alors sa gueule en grand pour ingurgiter tout ce qui passe.

Le « Squatina squatina », bien que parmi les 100 espèces les plus menacées du monde d’après l’Union internationale pour la conservation de la nature, est encore visible en Corse. En effet, Laurent Ballesta, photographe et plongeur renommé, en a déniché un en 2020 dans les eaux de l’Île-de-Beauté :

Une bête un peu oubliée, mais qui a donné son nom à une baie que nous connaissons bien. Cette dernière est régulièrement mise à l’honneur dans des musiques et des films, en partie donc grâce à cette créature venue des profondeurs de la Méditerranée.