l’essentiel
Après la récente déclaration d’utilité publique, sept associations viennent de déposer un recours contre la Jonction Est, projet d’échangeur sur le périphérique à la Cité de l’espace et de liaison routière vers Quint-Fonsegrives.

Malgré la déclaration d’utilité publique signée par le préfet fin novembre, puis l’arrêté d’autorisation environnementale de début décembre, les opposants à la Jonction Est ne baissent pas les bras. En lutte de longue date contre le projet de construction d’un échangeur sur le périphérique toulousain, à la Cité de l’espace, et d’une 2×2 voies jusqu’à Quint pour désengorger ce secteur, des associations de riverains, rejointes par d’autres, viennent de déposer en ce mois de décembre un recours gracieux contre la déclaration d’utilité publique.

L’association Environnement et urbanisme du sud-est de Toulouse (EUSET), le comité des quartiers de l’Hers, les Résidents Deltour-Limayrac, l’association de protection du cadre de vie et de l’environnement balmanais, 2 Pieds 2 roues, l’AUTATE, France nature environnement : elles sont sept engagées dans cette action avec le soutien des collectifs Halle Catala et Non à la Jonction Est.

L’échangeur est prévu entre Montaudran et Lasbordes.

L’échangeur est prévu entre Montaudran et Lasbordes.

Le recours gracieux, adressé au préfet, est souvent une première étape avant un recours devant la justice administrative. L’EUSET avait, pour sa part, déjà affirmé sa volonté d’utiliser ce levier.

« Une logique du XXe siècle »

Les associations, dans un communiqué, redisent pourquoi elles s’opposent à une opération jugée « inutile pour le territoire et nuisible pour l’environnement » et dans laquelle elles voient « la logique routière du XXe siècle ».

Pour elles, ce projet présente plus d’inconvénients que d’avantages. C’est ainsi l’utilité publique même qu’elles mettent en cause comme elles l’écrivent au rebours des conclusions de la commission d’enquête qui, malgré une majorité d’avis négatifs, avait jugé nécessaire une nouvelle voie de circulation dans un secteur en plein développement.

La première des raisons invoquées porte donc sur « les faibles avantages attendus sur l’accès au périphérique et la circulation dans le périmètre de l’opération ». Les bouchons n’étant par ailleurs que « déplacés ». La dégradation d’un « réservoir de biodiversité et des corridors écologiques » est aussi pointée du doigt.

Portée par Toulouse Métropole et Vinci Autoroutes, la Jonction Est représente un coût de 95 M€.