Rémi Lelandais va de mieux en mieux. Après n’être jamais entré dans le Top 20 de la Coupe du Monde cet hiver, le sociétaire d’Arkéa-B&B Hôtels a fait un bond en avant, ce vendredi, en entrant dans le Top 15 de la manche de Coupe du Monde de Gavere. Après un début d’hiver qui l’a laissé sur sa faim, le futur sociétaire de Bourg-en-Bresse Ain Cyclisme semble bien retrouver ses meilleures jambes au bon moment. Car les Championnats, de France et du Monde, pointent doucement le bout de leur nez, et Rémi Lelandais a donc à cœur de retrouver le sourire pour le passage à 2026, comme il l’explique à DirectVelo.
DirectVelo : Tu termines aujourd’hui dans le Top 15 !
Rémi Lelandais : Je suis content. Pour une fois, le départ s’est plutôt bien passé. Je suis parti cinquième ligne, mais là, je n’ai pas été trop gêné. Donc ça va, je me suis vite retrouvé devant. Je me suis un peu affolé les premiers tours. J’étais presque à la limite et je fais deux erreurs bêtes. Une fois, je déraille et je perds une dizaine de places. Mais ça va, heureusement, c’était groupé. Donc je me suis retrouvé dans le groupe. Je me suis posé un peu et je remontais au fur et à mesure que les autres se couchaient. J’ai trouvé mon rythme et j’ai accéléré au fur et à mesure.
« JE REMONTAIS MÊME SUR LA FIN »
Qu’as-tu pensé de ce circuit de Gavere, qui est parfois bien plus boueux qu’aujourd’hui ?
Là, c’était rapide. Mais avec un peu de boue en plus, j’aurais été un peu plus avantagé peut-être, avec la force que j’avais aujourd’hui. Physiquement, je remontais bien dans les parties en question. Donc ça ne m’aurait pas dérangé que ça soit un peu plus dur encore. Normalement, je fais Dendermonde. Donc j’aurai encore une chance dans deux jours.
Tu reviens sur le devant de la scène…
Je retrouve mes sensations et ça fait plaisir parce que le travail paie. Dans les autres courses, ça ne se voyait pas forcément. Quand on est 50e au premier tour… Donc là, quand tout va bien, c’est cool. Avec Nathan, c’était marrant au dernier tour. On s’encourageait, on s’entraidait pour faire le meilleur résultat possible. Donc c’était plaisant et je remontais même sur la fin. Au dernier virage, j’étais dans la roue des 13e et 14e. Mais j’étais mort, je ne pouvais pas faire le sprint. Sur un circuit dur comme ça, physique, qui peut mieux me correspondre, je vois que je suis avec le Top 15. C’est l’objectif que j’avais avant et je me rapproche petit à petit.
« ÇA NE VEUT PAS DIRE QUE C’EST BON ET QUE LE TRAVAIL EST FINI »
C’est le moment idéal avec les grosses échéances de 2026 qui approchent…
Maintenant ça va être les courses de plus en plus importantes, avec le Championnat de France bientôt et la fin de saison qui est décisive. Je suis content d’être là au moment le plus important. Je remplis les critères pour le Mondial, mais ça ne veut pas dire que c’est bon et que le travail est fini. Ça continue. C’est entre guillemets une pression en moins. Je sais que c’est fait. Je sais que je peux viser jusqu’au mois de février, c’est motivant.
Tu es aussi en recherche de points ?
J’étais plus ou moins le dernier de la cinquième ligne. J’espère remonter sur les grilles. Et puis cette année, je sais que c’est une année compliquée pour les départs. Après, mon année dernière n’était vraiment pas simple non plus. Donc l’année prochaine, ce sera encore mieux. Je montre aussi aux équipes ce que je vaux. J’ai le niveau pour faire le Top 15 et même mieux quand ça va.