Par

Jade Lacroix

Publié le

26 déc. 2025 à 19h43

Avec le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, l’année 2026 démarre avec son lot de nouveautés. Création d’un congé de naissance, hausse du tarif des mutuelles… actu.fr fait le point sur les nouvelles mesures qui concernent votre santé.

Congé de naissance

La création d’un congé de naissance aura bien lieu dès janvier 2026. Ce congé supplémentaire de naissance est l’une des mesures du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2026.

Ce congé de naissance aura une durée d’un ou deux mois, au choix du salarié, et pourra être fractionné en deux périodes d’un mois. 

Il s’ajoute aux congés maternité (16 semaines) et paternité (28 jours) existants. Le montant de l’indemnisation sera fixé par décret, mais le gouvernement a indiqué qu’il serait de 70 % du salaire net le premier mois et 60 % le second.

L’entrée en vigueur technique du dispositif est prévue pour juillet 2026, comme l’a annoncé le ministère de la Santé ce vendredi 26 décembre 2025. Les parents d’enfants nés ou adoptés entre le 1er janvier et le 31 mai pourront tout de même en bénéficier, assure le gouvernement.

Augmentation du plafond de la Sécurité sociale

Au 1er janvier, le plafond annuel de la Sécurité sociale s’élèvera à 48 060 euros (contre 47 100 euros en 2025) et le plafond mensuel à 4 005 euros (contre 3 925 euros en 2025), soit une augmentation de 2 % par rapport au niveau de 2025.

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Il est utilisé pour le calcul du montant maximal de certaines prestations sociales comme :

  • les indemnités journalières pour maladie, accident du travail, maternité, paternité ;
  • les pensions d’invalidité ;
  • les pensions d’assurance vieillesse du régime général.

Hausse du prix des mutuelles

Les complémentaires santé à statut mutualiste augmenteront leurs cotisations en moyenne de 4,3 % (contrats individuels) et 4,7 % (contrats d’entreprise) en 2026, d’après la Fédération nationale de la mutualité française, avertissant d’une « urgence absolue » à maîtriser les dépenses de santé.

La hausse est moins forte que les années précédentes (+6 % en 2025 en moyenne, + 8,1 % en 2024, + 4,7 % en 2023), mais elle reste à un niveau largement supérieur à celle observée avant le Covid (+2,6 % par an en moyenne sur la décennie 2010-2020).

Surtaxe sur les mutuelles

En plus de cette augmentation du prix des mutuelles, une nouvelle surtaxe pourrait bien encore faire grimper la note. Initialement mis en échec, le gouvernement a finalement réussi à faire adopter dans le budget de la Sécurité sociale pour 2026 une taxation exceptionnelle des complémentaires santé, à hauteur d’un milliard d’euros, avec le soutien des socialistes. Pourtant une partie des députés, principalement à gauche, s’inquiète d’une répercussion possible sur les assurés.

Limitation des arrêts maladie

Les arrêts maladie vont désormais être limités. Au maximum, ils seront d’un mois pour une première prescription. Pour chaque renouvellement, la durée maximale sera de deux mois.

Une consultation médicale sur la ménopause

Autre mesure du PLFSS, les femmes de 45 à 65 ans pourront désormais avoir droit à une consultation médicale pour les informer sur la ménopause. Ce rendez-vous pourra être mené par une sage-femme, un gynécologue ou encore un médecin généraliste.

Cependant, les modalités précises de cette mesure doivent encore être négociées entre les médecins libéraux et l’Assurance maladie.

Remboursement des analyses médicales pour détecter une soumission chimique

À partir du 1er janvier 2026, dans le cadre d’une expérimentation, l’Assurance maladie remboursera les analyses médicales permettant de détecter une soumission chimique.

Cette expérimentation va se dérouler en Île-de-France, dans les Hauts-de-France et dans les Pays de la Loire.

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