En quoi consiste ce festival ?

Ce festival très convivial présente du classique, de Rameau au XXe siècle, dans une formule très intergénérationnelle et le public en redemande.

Quelles sont vos autres occupations ?

Le mercredi j’aide au démarrage de l’école de musique de Rieux-Volvestre et je participe plusieurs fois par an aux « Concerts de poche », une formule ateliers et concert pour des publics qui ne vont pas au concert en les mettant à contribution et ça marche ! Mon trio avec saxophones jouera fin mars à Paris et le 19 janvier pour les « Clés de Saint-Pierre » je serai en trio avec des musiciens du Capitole. Il m’est déjà arrivé de jouer avec l’orchestre du Capitole.

Comment se déroule votre quotidien de pianiste ?

Quand je prépare un récital, je joue tous les jours. Sinon c’est travail administratif, préparation de projets, démarchage…

Votre programme de récital ?

On peut me demander une tendance ou des œuvres particulières, mais la plupart du temps c’est carte blanche et je joue ce que j’ai envie sur un programme cohérent. Je ne fais jamais deux fois le même récital sauf pour mes deux derniers concerts en novembre. Mais je ne pourrais pas faire des saisons complètes ainsi. Je joue par cœur, c’est plus investi et j’aime cette prise de risque. Le trou de mémoire n’est pas très grave car on peut se rattraper. Lors des concerts les gens m’ont convaincu de présenter les œuvres. Si certaines peuvent transporter, comme Schumann quand j’étais petit et que je ne connaissais rien à la musique, on peut repêcher le public par ce biais.

Quel délai pour monter un récital ?

Cela dépend si j’ai joué les pièces ou pas. Une heure de programme réclame au minimum deux mois de travail, mais 6 mois est plus sérieux. Je monte les œuvres nouvelles progressivement, pas une par une. Je les laisse reposer un peu puis je les reprends.

Comment vous procurez-vous vos partitions ?

Je les achète au Croquenotes à Toulouse, une des dernières librairies musicales physiques en France. Ma première commande en 2000 était la sonatine de Ravel. La tendance est la tablette mais je reste fidèle au papier, où l’on note, où on revient, avec une valeur sentimentale.