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En avance côté Montaudran mais en retard à Colomiers, le creusement du tunnel de la 3e ligne de métro de Toulouse, débuté en août 2024, se poursuit. Voici où se trouvent les quatre tunneliers encore en fonction dans le sous-sol.

Il y a un an, en décembre 2024, le cinquième et dernier tunnelier de la 3e ligne de métro de Toulouse était mis en fonction aux Ponts-Jumeaux. Objectif pour ces machines : creuser les 22 kilomètres souterrains de la ligne C qui reliera Colomiers à Labège sur 27 km (avec cinq de viaduc dans la partie Est). Les trois tunneliers des tronçons nord et ouest avancent au ralenti en raison d’un problème d’extraction de la terre. Ce qui fait planer la menace d’un retard pour la mise en service programmée fin 2028. Voici où se trouvent aujourd’hui tous ces engins dans le sous-sol toulousain.

Le tunnel Est

À l’Est, entre Montaudran et le puits Saint-Sauveur, le tunnelier Marguerite de Catellan, de Bouygues, parti le premier en août 2024, a fini sa course le 14 octobre au puits Saint-Sauveur après avoir foré sous la Côte-Pavée. C’est une bonne nouvelle pour Tisséo car il a même achevé sa tâche avec un mois d’avance. Tout n’est pas fini pour autant : le tunnelier est en cours de démontage. Et il faut préparer le tunnel pour installer les rails. Une trêve est observée pour les fêtes avec une reprise de chantier programmée le 5 janvier.

Le tunnel Centre

Le tunnelier Marie-Thérèse de Villeneuve-Arifat, parti du Raisin en septembre 2024 (groupement Demathieu-Bard-Implenia), a fait des dégâts en passant sous Bonnefoy en juin. Le plancher d’une maison s’est effondré rue Massé et plusieurs habitants n’ont toujours pas pu regagner leur foyer. Le tunnelier est aujourd’hui sous la rue Riquet à l’angle de la rue Gabriel-Péri, juste avant le puits de secours Saint-Aubin. Après la gare Matabiau, il est passé sous les voies ferrées, le canal du Midi et la ligne A. Il est attendu à François-Verdier début 2026 et aura terminé son creusement mi-2026.

La position actuelle des tunneliers.

La position actuelle des tunneliers.

Le tunnel Nord

En novembre 2024, le tunnelier Berthe-de-Puybusque d’Eiffage est parti de La Vache. Il a franchi l’avenue des États-Unis puis la station Fondeyre le 29 septembre. Il a repris en direction des Ponts-Jumeaux où il doit arriver début 2026. Particularité : il sera démonté pour revenir à La Vache et repartir vers Le Raisin pour un second tronçon. Ce tunnelier et les deux suivants, également opérés par Eiffage, avancent au ralenti en raison d’un problème d’extraction de la terre. Du Nord à l’Ouest, les trois tronçons concernés sont donc en retard sur le planning. Un retard que les entreprises espèrent rattraper. Il n’y a pas de trêve des confiseurs sur ces trois chantiers.

Le tunnel du Stade Toulousain

Lise-Enjalbert, partie fin 2024, est aujourd’hui dans la station Sept-Deniers-Stade Toulousain où elle est arrivée le 26 novembre. Une station qui sera connectée avec le garage atelier. Le tunnelier repartira début 2026 vers la station Blagnac. Et devra passer sous la Garonne.

Le tunnel Ouest

Le tunnelier Jeanne-Marvig a démarré le deuxième de Colomiers Gare en septembre 2024 après celui de Montaudran. C’est pourtant aujourd’hui celui qui a creusé le moins (0,7 sur 4 km, selon la carte en temps réel de Tisséo). Il est même à l’arrêt en ce moment en vue d’une reprise en début d’année. Il est actuellement en maintenance, précise Tisséo Ingénierie. Ici aussi, c’est le système d’acheminement des déblais vers la surface qui pose problème.

La 4 G/5 G en préparation sur la ligne C

Comme sur les deux lignes de métro actuelles, les usagers de la future ligne C pourront accéder à internet depuis les rames et les stations. Tisséo Collectivités vient de sélectionner l’opérateur TDF pour assurer le déploiement, l’exploitation et la maintenance de l’infrastructure de réseau mobile de la 3e ligne. TDF sera aussi chargé de commercialiser ce réseau auprès des opérateurs de téléphonie. Lors de leur assemblée le 17 décembre, les élus de l’autorité organisatrice des transports en commun ont approuvé des conventions entre les différentes parties prenantes de cette installation. En novembre 2017, le métro toulousain a été le premier de l’Hexagone à proposer la 4 G à ses passagers. Une première qui a coûté 10 M€, une somme partagée entre les quatre opérateurs (Orange, Bouygues Telecom, SFR et Free) et Toulouse Métropole.