Martine Aubry et son mari Jean-Louis Brochen.

Martine Aubry et son mari Jean-Louis Brochen.

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© SEBASTIEN COURDJI

Affaire classée sans suite. Une procédure judiciaire ouverte après un accident de la route impliquant un véhicule enregistré au nom de Martine Aubry et conduit par son mari, Jean-Louis Brochen, ancien bâtonnier du barreau de Lille, a été classée sans suite par la justice, rapporte Mediapart. Selon nos confrères, le dossier aurait été transféré vers la mairie alors que la procédure était en cours et que l’élue socialiste se trouvait à la tête de la ville.

Les faits remontent au 19 février 2024. Peu avant 10 h, un SUV négocie mal un virage et percute un feu tricolore dans la capitale des Flandres. Le mât s’abat sur une voiture circulant à proximité. À son bord, la conductrice, Alexandra G., est blessée à la tête. Le conducteur du SUV ne s’arrête pas et quitte les lieux. Une enquête est aussitôt ouverte pour blessures involontaires et délit de fuite.

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De nombreux jours d’ITT

La victime se voit prescrire alors prescrire de nombreux jours d’incapacité totale de travail (ITT). Malgré cela, le parquet de Lille décide, le 23 mai 2024, de classer le dossier sans suite. Pour justifier cette décision, le ministère public évoque l’existence d’un constat amiable entre les deux automobilistes. Une version contestée par les deux parties. Alexandra G. explique qu’un policier lui a proposé cette option, qu’elle a refusée, souhaitant que « la voie judiciaire soit suivie ». Jean-Louis Brochen confirme qu’aucun constat n’a été établi.

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Lors de son audition, l’ancien bâtonnier reconnaît un « écart sur la gauche » qu’il attribue à une inattention passagère. Il nie toute intention de fuite, affirmant ne pas avoir eu conscience qu’un autre véhicule avait été touché. Mais un témoignage recueilli dans le dossier contredit cette version… Une personne, présente sur les lieux de l’accident, aurait vu le visage de la victime « en sang » tandis que le SUV s’éloignait. Fin mot de l’histoire : l’accident et le délit de fuite ont conduit à de simples rappels à la loi concernant des agents impliqués.