Voyager à Nice, c’est aussi apercevoir sur son parcours de très nombreuses chapelles et églises : dans les quartiers du Port, de Saint-Roch et de la Vieille-Ville, rendez-vous avec des chemins inédits et ces histoires locales parfois méconnues.

Promenade des Anglais, Villa Masséna, cathédrale Saint-Nicolas… La liste des points d’intérêt absolument incontournables pourrait s’allonger, à Nice, sur des lignes et des lignes ! 

Mais visiter la Baie des Anges, c’est également s’aventurer à travers des ruelles plus discrètes et quitter les sentiers battus, près d’églises et de chapelles aux multiples anecdotes.

Dans le Vieux-Nice, par exemple, l’édifice de la Très-Sainte-Trinité et du Saint-Suaire s’est relevé de son saccage durant la Révolution française. Rebâti dès 1824 grâce aux dons du roi Charles-Félix, il a été décoré par Paul-Émile Barberi, grand architecte niçois. La chapelle est reliée aux Pénitents rouges, une fusion de trois confréries, Saint-Nom-de-Jésus, Saint-Esprit et Saint-Suaire.

Saint-Sépulcre, indissociable de la place Garibaldi

7 1[Illustration – iStock/© Getty Images]

Indissociable de la place Garibaldi, la chapelle du Saint-Sépulcre, liée aux Pénitents bleus, trône au coeur de l’un des palazzi à l’italienne, face à la fontaine. Rares sont les touristes à se douter de sa présence. Elle fut rénovée il y a peu : Nice-Presse vous faisait découvrir les résultats du chantier avec ce reportage.

La porte de cette chapelle est le « point zéro » de la route de Turin. Elle s’achève place du Palais Royal, en Italie. 

1(Photo © Romain Boisaubert/Nice-Presse)

Au Port Lympia, les églises ont de belles histoires à raconter. Notre-Dame-du-Port en est la principale illustration. Elle s’élève majestueusement sur la place Île-de-Beauté, faisant face au bassin. Un élément essentiel de la cité qui est en plus inscrit aux monuments historiques depuis 1991.

« Chaque année, la procession de la Fête de la Saint-Pierre, organisée par les corporations de pêcheurs, débute par une messe au sein de l’édifice. Une église dont l’imposante façade côté mer présente un style néo-classique, caractérisé par des colonnes ioniques faisant penser à la Grèce antique, mais aussi un portique et un fronton. On y retrouve une dédicace en latin : ‘Maria sine labe concepta O.P.N’, ou ‘Marie immaculée, priez pour nous’.»

La mythique église Saint-Roch

Potentiellement tout aussi mythique, l’église baroque de Saint-Roch est une « miraculée ». Elle a résisté aux bombes en mai 1944, pendant la Seconde Guerre mondiale. Une attaque aérienne américaine qui a évidemment abîmé cette enceinte, bien qu’elle soit restée en partie debout.

Entièrement restaurée sur la fin du XXe siècle, c’est à cette époque qu’elle a adopté sa façade en trompe-l’œil, avec ses graffites typiques des bâtisses religieuses du comté.

Il faut d’ailleurs savoir qu’avant cet édifice, une première chapelle avait été construite sur cet emplacement. Un épisode qui faisait suite à une sévère épidémie de peste qui a touché la Côte d’Azur en 1631. Les résidents ont alors décidé de dédier un site pour honorer les pestiférés. Trop petite au fil des ans, elle fut détruite, remplacée puis agrandie à plusieurs reprises, jusqu’à nos jours.