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Photo d’illustration du métro parisien, où trois femmes ont été légèrement blessées vendredi 26 décembre sur le quai de trois stations de la ligne 3.
Les auditions n’iront pas plus loin. Interpellé en fin d’après-midi vendredi, l’auteur présumé des agressions au couteau dans le métro parisien a vu sa garde à vue levée ce samedi 27 décembre, le parquet de Paris invoquant pour cela une « raison psychiatrique ».
L’homme d’origine malienne et en situation irrégulière sur le territoire national a donc été relâché pour être conduit à l’infirmerie psychiatrique. La police ayant décidé de lever sa garde à vue car celle-ci a été jugée « incompatible avec son état de santé ». Une expertise psychiatrique était d’ailleurs prévue ce samedi, indique BFMTV.
Sur plusieurs quais de la ligne 3 du métro de Paris, trois femmes avaient été légèrement blessées vendredi, tandis qu’un homme, âgé de 25 ans et déjà connu des services de police était activement recherché, après avoir été identifié par les caméras de surveillance de la RATP. Avant d’être interpellé peu de temps après les faits grâce à la géolocalisation de son téléphone.
Les faits s’étaient déroulés « entre 16h15 et 16h45 » dans trois stations desservies par la ligne 3, Arts et Métiers, République et Opéra. Concernant les victimes, deux d’entre elles avaient « été prises en charge par les secours et transportées en milieu hospitalier sans pronostic vital engagé », tandis que la troisième s’était présentée elle-même à l’hôpital, a indiqué la préfecture de police. Le préfet de police de Paris Patrice Faure a depuis précisé, sur X, que les trois victimes « avaient été légèrement blessées ».
Sous le coup d’une OQTF
Après son arrestation, le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez avait fait savoir que l’auteur présumé des faits avait été immédiatement placé en garde à vue. Et que la justice avait déjà eu affaire à lui par le passé « pour destruction de biens sous l’emprise de stupéfiants ». Le suspect avait aussi été « écroué en janvier 2024 pour vol aggravé et agression sexuelle après avoir été condamné pénalement ».
Libéré depuis le mois de juillet, le vingtenaire faisait depuis « l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) » et avait été « placé en centre de rétention administrative ». Mais « l’éloignement n’ayant pu aboutir dans le délai légal des 90 jours, faute d’obtention d’un laissez-passer consulaire en l’absence de titre d’identité valide, le jeune homme avait été libéré avec assignation à résidence » et était jusqu’ici « sous mandat de recherche », selon les nombreux détails fournis vendredi soir par le locataire de la place Beauvau.