Par
Rédaction Paris
Publié le
28 déc. 2025 à 7h18
L’association Vigie Liberté, située dans le 14e arrondissement de Paris – s’est donnée pour but, lors de sa création il y a bientôt deux ans, de « veiller au respect de la protection des données personnelles des individus » et d’agir « en faveur du droit de tout individu de circuler, se réunir et de se rassembler dans l’espace public ». Elle est présidée par Amine Elbahi, un militant de droite qui se présente sur les réseaux sociaux comme un « juriste de droit public » et qui est connu pour être « éditorialiste sur CNews ».
Son association est ainsi à l’origine, ces derniers mois, de dizaines de recours devant les tribunaux administratifs de France. Mais alors qu’elle s’était élevée contre l’autorisation faite par le préfet de Police aux agents de la sûreté ferroviaire de procéder à des « palpations de sécurité » dans les gares et stations d’Île-de-France, elle vient d’essuyer un échec devant le juge des référés du tribunal administratif de Paris.
« Un périmètre immense », s’alarmait Vigie Liberté
« Les sites couverts […], par l’affluence touristique qu’ils génèrent, sont […] particulièrement exposés au risque terroriste, qui s’est réalisé à dix reprises depuis 2020, avait justifié le préfet de Police. Compte tenu de son caractère protéiforme, cette menace peut se matérialiser à travers les agissements d’individus seuls et préalablement connus des services de renseignement. » Des « actions projetées depuis un théâtre extérieur » ou bien « directement activées depuis le territoire national » étaient possibles, mettait-il en garde.
Une « vision grand angle » avec le survol de drones peut ainsi permettre « la mise en place de dispositifs de surveillance dissuasive » dans le cadre du plan Vigipirate « tout en limitant l’engagement des forces au sol ».
C’est donc dans ce contexte-là que le même préfet de Police avait autorisé le 25 septembre 2025 les « agents du service interne de sécurité de la SNCF » à procéder à des « palpations de sécurité » dans les gares et stations d’Île-de-France. Un périmètre « immense », s’alarmait Vigie Liberté, qui concernait même « les lignes périphériques paisibles » de la région parisienne.
Cette mesure présentait donc « un caractère excessif et non proportionné », de son point de vue, et devait donc, à ce titre, être suspendue par la justice. Mais « en l’état de l’instruction, aucun des moyens invoqués n’est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée », a répondu la juge des référés du tribunal administratif de Paris dans une ordonnance qui vient d’être rendue publique. Les « palpations de sécurité » de la Sûreté ferroviaire peuvent donc se poursuivre.
/GF (PressPepper)
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