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Rédaction Paris
Publié le
28 déc. 2025 à 9h51
L’homme soupçonné d’avoir blessé légèrement trois femmes au couteau sur la ligne 3 du métro à Paris vendredi 26 décembre 2025 n’est plus en garde à vue depuis samedi soir, a indiqué le parquet à l’AFP. La mesure a en effet été levée car « considérée comme incompatible avec son état de santé » et le suspect « a été conduit à l’infirmerie psychiatrique », a précisé le ministère public.
Une mesure réversible en cas de décision du médecin
Une garde à vue peut être levée pour raison psychiatrique lorsqu’un médecin considère, après examen, que l’état de santé du suspect est incompatible avec cette mesure. La garde à vue peut toutefois reprendre si le médecin estime qu’elle est désormais compatible avec son état de santé.
Vendredi, l’homme de 25 ans aurait, entre 16h10 et 16h45, agressé trois femmes à trois stations différentes : Arts-et-Métiers, République et Opéra. Il a ensuite pris la fuite mais a été identifié grâce aux signalements adressés aux forces de l’ordre ainsi qu’à l’exploitation d’images de vidéosurveillance.
Il a finalement pu être interpellé en début de soirée à Sarcelles (Val-d’Oise), grâce notamment à « la géolocalisation de son téléphone portable », indiquait le parquet de Paris vendredi.
Un Malien déjà condamné et en situation irrégulière
Selon le ministère de l’Intérieur, il s’agit d’un Malien en situation irrégulière sur le territoire national. « Déjà connu pour destruction de biens sous l’emprise de stupéfiants », il avait « été écroué en janvier 2024 pour vol aggravé et agression sexuelle après avoir été condamné pénalement », selon le ministère de l’Intérieur.
Libéré en juillet, « il a fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et a été placé en centre de rétention administrative », a ajouté le ministère. « L’éloignement n’ayant pu aboutir dans le délai légal des 90 jours, faute d’obtention d’un laisser-passer consulaire en l’absence de titre d’identité valide, il a été libéré avec assignation à résidence », a expliqué le ministère, précisant qu’il était « sous mandat de recherche ».
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez avait appelé la semaine passée les préfets et responsables de la sécurité à « une vigilance maximale » à l’approche du Nouvel an, notamment en raison « du niveau très élevé de la menace terroriste », et demandé qu’une attention « spécifique » soit portée aux « transports en commun ».
Avec AFP.
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